
Phot. Mavra Nicolaïevna Novogrochneïeva
– Alors, joli marin, tu pars ?
– Je suis bien obligé… Je ne suis pas de ceux qui prennent racine !
– Ici tu aurais trouvé tout ce que tu cherches… Mais tu es aveugle comme une taupe…
– C’est bien possible, Bouche Dorée… Mais c’est à moi de m’en apercevoir.
– Ah, oui… oui… mais souviens-toi de nous. Tu as une maison ici. Ne reviens pas trop vieux. Ce que tu cherches n’existe pas.
– Comment le sais-tu ?
– Je le sais par expérience. Adieu, yeux bruns !
Dialogue entre Corto Maltese et Bouche Dorée, dans L’aigle du Brésil, In Sous le Drapeau des pirates, de Hugo Pratt (éditions Casterman)

Photo volée sur une clef