Port de brume : nous ne sommes pas des oiseaux migrateurs

Une réponse à “Port de brume : nous ne sommes pas des oiseaux migrateurs”

  1. Anonyme

    Ta bouche aux lèvres d’or n’est pas en moi pour rire
    Et tes mots d’auréole ont un sens si parfait
    Que dans mes nuits d’années, de jeunesse et de mort
    J’entends vibrer ta voix dans tous les bruits du monde
    Dans cette aube de soie où végète le froid
    La luxure en péril regrette le sommeil,
    Dans les mains du soleil tous les corps qui s’éveillent
    Grelottent à l’idée de retrouver leur cœur
    Souvenirs de bois vert, brouillard où je m’enfonce
    J’ai refermé les yeux sur moi, je suis à toi,
    Toute ma vie t’écoute et je ne peux détruire
    Les terribles loisirs que ton amour me crée.
    Paul Eluard, IN Capitale de la douleur