Antienne

Rien ne se déroule comme dans un rêve. Ni la famille ni l’amour, ni le métier. Sauve-nous, Reine du ciel, des amertumes trop salées.

Rien n’apporte ce que l’on croyait. Ni les prières ni les livres, ni la campagne fumante à la fin de l’hiver, ni le soleil sur les cafés de la ville. Sauve-nous, Reine du ciel, des récompenses trop sucrées.

Des bougies sur le plateau d’argent éclairent nos vies croisées. Pardon, confiance, lumière : trois lueurs vacillantes réchauffent les friches du cœur que la grêle avait dévastées. Sauve-nous, Reine du ciel, des réconciliations inachevées. 

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6 réponses à “Antienne”

  1. Anonyme

    Des vies qui se sont croisées sont elles appelées à se recroiser? Nos vies alternent entre amertumes et récompenses et la seule réconciliation qui vaille, je crois, concerne l’espérance!

  2. Anonyme

    Il y a les vies qui se croisent et les vies entremêlées. Quand deux ou trois ou quatre vies s’entrecroisent, comment se démêler des démêlés ? « Comme la vie est lente, et comme l’espérance est violente ! »

  3. Anonyme

    Il faut structure et inspiration pour créer une beauté qui tend vers l’éternel.

  4. Anonyme

    Oh oui Emmanuel, c’est vrai. Mon esprit liquide voudrait constituer une forme pure dans laquelle tout entrerait en s’embellissant.

  5. Anonyme

    Eh oui cher Emmanuel ! associé pour toujours aux cyprès dans le bleu nuit du ciel.