L’hospitalière

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Soeur, ma soeur de Béthléem, je passe souvent devant les murs qui t’enserrent, ceux que tu nommes : « ma délivrance ». Ta prison, tu l’intitules : « la liberté que j’ai choisie ». Ta monotonie, c’est, dis-tu, « une grande joie, chaque jour renouvelée ». Quelquefois je te crois. A d’autres moments, je me demande ce que valent les mots.