Souvenir du poème journalier du Grand Confinement 27 février 2022 · AlmaSoror Huitième jour Et sous ces nuits glacées, que le sommeil visite en amant infidèle, où l’angoisse s’étend comme un empire antique sur des friches d’enfance, le corps visite sa propre chair, dont il entend l’appel de mort. Ô vacance de la joie ! Tu fais de l’être un linceul pensant. Noix, pommes, œufs, en rémission d’une fête de cuisine, frissonnent dans le vent léger de la porte entrouverte, trésors précieux au renouvellement inassuré. ◈ ← Article précédent Kino Кино, rock libre soviétique Article suivant → Le remblai le dimanche