Une salle du manoir

Almasoror

  • Le dériveur de la mer vitale

    Le dériveur de la mer vitale

    Sur la plage, le soir, on retrouve souvent cet homme toujours seul, dont je sais, par les compérages du gars qui tient le bar du Temps, qu’il fut un ancien compositeur de « musique contemporaine » et qu’il planta sa brillante carrière sur le champ après un soir de beuverie au cours duquel il essaya la guitare… Lire

  • Entre parenthèses quand l’institution s’écroule

      Le zero et l’infini, lisait-il, enfermé dans les toilettes depuis trois jours avec des packs de bière blonde, brune et rousse, tandis qu’au-dehors le soleil plein de poussière balayait la rue, la plage, la mer. Les voitures ne démarraient plus, les parkings commençaient à ressembler à des campements. Nous redevenions gitans plus ou moins… Lire

  • Déclaration

      Je t’aime, le monde entier. Pardonne-moi mes faiblesses. Je te pardonne ta dureté apparente.   Lire

  • Sermon de Saint-Ephrem le Syrien sur la Trinité et la Pentecôte

    Les Apôtres étaient là, assis, attendant la venue de l’Esprit. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d’être allumés par l’Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement… Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront… Lire

  • Norbert

    Norbert

      A 60 ans il dansait seul devant la glace, se jetait en sanglots sur son lit où il restait prostré pendant des heures, se regardait longuement dans la glace avant de sortir et buvait des petits verres de vin sur la place plantée avec ses copains et copines. Son visage avait toujours le sourire… Lire

  • Nostalgie à l’Armagnac

    Anne, ce soir, t’en souviendra-t-il ? Il y avait ta bouteille d’Armagnac dont il fallait faire quelque chose de beau et de grand. Alors ce fut une entrée de salade de roquette aux radis et aux pignons de pin, que nous fîmes suivre par des pommes de terre au four dans lesquelles un roquefort trempé… Lire

  • Merci Abdel pour ta plume noire, et bon vent au-delà de nos songes

    « Entre écrire un épisode de feuilleton télévisé et braquer une banque, j’ai fait le choix qui m’a semblé le moins malhonnête». Abdel Hafed Benotman (1960-2015), écrivain et braqueurs de banque, décédé le 20 février 2015.   Vivre en France dans l’illégalité, écrire en prison des romans noirs, dont Marche de nuit sans lune que… Lire

  • La dictature qui n’avait pas de nom

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] Il semblerait que la « dictature douce » qui agit par pressions diffuses ait fait son temps. Nous entrons dans l’ère de la dictature dure, où l’oppression se précise et s’alourdit. La traversée d’une époque trouble s’achève ; l’époque n’est plus trouble… Lire

  • Sagesse, tristesse

      Longtemps j’ai rêvé vivre près de la mer. Aujourd’hui, mon rêve réalisé, je peux contempler la beauté du rêve et la misère du cœur humain.   [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] Lire

  • La grue

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]   « La grue est un oiseau très sociable et vit en excellents termes, non seulement avec ses semblables, mais aussi avec la plupart des oiseaux aquatiques. J’ai pu l’observer de près en Israël, sur les bords du lac Houleh, où… Lire

  • Quelques canettes de bière

    Quelques canettes de bière

    Aujourd’hui, on ne pourrait pas croire que j’ai frôlé la déconnexion, la désinsertion, la rébellion réelle, radicale, la désadaptation totale. J’ai des failles, de grosses difficultés avec certains égards dus à la société, des défaillances cachées (ou qui se voient peut-être), mais, en gros, je suis « insérée », mesdames et messieurs. Plus qu’insérée. Personne aujourd’hui ne… Lire

  • Noctu

      Depuis combien de temps n’ai-je pas vu la nuit, la vraie nuit, la nuit noire, ou la nuit éclairée uniquement par les astres ? Les lumières artificielles sont partout. Oh, nuit ! Je voudrais te contempler telle que tu es, dans ta splendeur noire, dans ta réalité brute, sans que t’atténuent les éclairages des humains.   Lire