Une salle du manoir

Almasoror

  • Nécrologie de Nicolas Bourbaki (1968)

    Nécrologie de Nicolas Bourbaki (1968)

    « Les familles Cantor, Hilbert, Noether ; les familles Cartan, Chevalley, Dieudonné, Weil ; les familles Bruhat, Dixier, Godement, Samuel, Schwartz ; les familles Cartier, Grothendieck, Malgrange, Serre ; les familles Demazure, Douady, Giraud, Verdier ; les familles filtrantes à droite et les épimorphismes strictes, mesdemoiselles Adèle et Idèle ; ont la douleur de vous faire part du décès de M. Nicolas… Lire

  • Coup de tabac

    Hurlement du vent, cris terrifiés des oiseaux, claquements des portes, des volets, poubelles tombant et roulant sur les routes. Dehors, pas un chat, quelques silhouettes humaines tordues dans leur effort d’avancer dans le vent. Mini-tornades dans les couloirs, bruits étranges, grincements lointains, la ville des Sables d’Olonne gémit sous la tempête. Seule dans le petit… Lire

  • La vie tranquille de Dylan-Sébastien M-T

    La vie tranquille de Dylan-Sébastien M-T

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]  Tu t’appelles Dylan-Sébastien M-T et tu vis dans une maison du port des Sables, qui comporte trois étages d’une pièce chacun (le salon-bar, la chambre, le bureau-chambre d’ami), une toute petite cave, un jardin ; tu te lèves vers huit heures… Lire

  • délirium très mince

    délirium très mince

      « Le rire est un diminutif de la danse » Malcolm de Chazal [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]  J’ai bu du rhum et je danse au dessus de la ville, je suis seule dans mon petit appartement et je déboite, je déchire, je trashe, je wow !… Lire

  • Destinée

    Destinée

    Pourquoi suivre le fil de l’actualité quand on peut rêver aux mille et un voyages d’un vaisseau fantôme ? Oubliez vos soucis, ami en quête d’un destin ; lâchez la rampe de l’escalator, fermez les yeux. Le songe d’une nuit d’hiver va vous emporter loin des morosités du jour gris. Fermez les yeux, ouvrez le… Lire

  • La chambre d’ami

    Je me suis noyée dans chacun des 22 arcanes majeurs du tarot et j’en suis revenue chaque fois remorte et ressauvée. J’en ai conclu qu’il n’y a pas de conclusion finale. J’ai prié Saint Guinefort le chien, j’ai descendu dans mon jardin pour y cueillir l’aubépine ressuscitée. Mon maître hermétique, celui que j’ai choisi, dit… Lire

  • La nuit dernière

    J’ai quitté la grande ville et je m’enfonce dans le silence nocturne des petites villes de province. Mais que se passe-t-il, dans un port, la nuit, l’hiver ? Tous les soirs, je me cache dans un grand manteau noir et je sors dans la bruine. Les ruelles éclairées par les lampadaires m’indiquent le ton à… Lire

  • Zig-zag

    Je zigzague dans la ville sous le crachin d’hiver. Je pense à toi. Le jour où tu vis pour la dernière fois ton père descendre vers le garage où il réparait les motos de ses clients, tu ne le regardas même pas. Tu pensais qu’il reviendrait le soir poser les pieds sous la table de… Lire

  • Ignis Fatuus

    à Jean Bouchenoire Qu’écrire ? L’inspiration qui nous jette devant un clavier n’est pas toujours là. Pondre de longs articles documentés, argumentés, exige une grande concentration : assez de calme et de patience pour se documenter, pour travailler sans cesse la formulation afin qu’elle se rapproche de l’exactitude. Parmi les éléments essentiels dans l’écriture d’un billet… Lire

  • L’équanime

    Voici un extrait d’un opuscule écrit par James Allen à l’orée du XXème siècle : Pendant longtemps, les hommes ont pensé que si tant d’hommes étaient esclaves, c’était parce qu’il y avait des oppresseurs. Et ils ont haï les oppresseurs. Peu à peu, on voit surgir parmi certaines personnes une propension à inverser ce jugement :… Lire

  • Extase

      En passant dans ces quartiers branchés, le boulevard de Sébastopol, Beaubourg, la rue Saint-Martin, la rue Rambuteau, nous songions aux vies des gens à la mode, qui s’écoulent dans la vitesse et le scintillement du temps et des événements, nous nous disions que déjà ceux qui hier buvaient des cafés les cheveux en bataille… Lire

  • 18 juillet 1573. Véronèse comparaît devant la Sainte Inquisition

    18 juillet 1573. Véronèse comparaît devant la Sainte Inquisition

    Véronèse avait livré son tableau – une commande des Dominicains vénitiens de San Giovanni – représentant La Cène ; quelque temps plus tard, l’Inquisition invita  les commanditaires à exiger de Véronese une modification, qui consistait à remplacer un personnage de chien par Sainte Marie-Madeleine. Le peintre refusa. Il fut convoqué au tribunal de l’Inquisition. En… Lire

  • Hier et ce matin

    Orgueil et estime de soi Dans le métro qui me ramenait de la rue de Rome vers Duroc à une heure avancée de la nuit, je me demandais si la présence de l’orgueil n’était pas lié à un défaut d’estime de soi. N’est-ce pas quand la dignité me semble atteinte, entravée, blessée, que l’orgueil s’engouffre… Lire

  • Sous les réverbères

    M’aurais-tu menti, malheureuse ? Mes textos restaient lettre morte, mes appels tombaient sur la voix métallique du paysage mental de l’opérateur. Je voulais croire à ton histoire, alors que je hantais les bars  à la recherche hasardeuse de joyaux pour tes idées noires… (Je n’irai jamais vers ces côtés de la ville où les drogues… Lire

  • Les Basaltiques – critique d’un album musical

    Les Basaltiques – critique d’un album musical

    Opus en trois chants Production AlmaSoror Label Vol libre musica Composé et réalisé en 2048, par deux musiciens-chanteurs qu’on croyait finis, les Basaltiques est une œuvre musicale d’une durée d’une heure et sept secondes. Les voix erratiques de John Peshran-Boor et Venexiana Atlantica, escaladant leurs instruments sulfureux, nous hissent aux sommets de la musique Beith.… Lire

  • Deuil d’une illusion

     Oui, certains d’entre nous ont été exaltés dans des trains qui filaient sur des rails. Oui, le train ressemble à la liberté (il fait moins peur que l’avion), il nous emporte, son bruit nous berce, nous rêvons par la fenêtre, peut-être que quelquefois nous allumons un ordinateur vierge et que l’écriture qui coule diffère de tout… Lire

  • Québec : l’accent d’une pensée

    Francis Dupuis-Déri parle de son livre « Démocratie, l’histoire d’un malentendu ». (Francis Dupuis-Déri et sa soeur ont échangé via le journal Le Devoir deux lettres d’amour fraternel et de désaccord politique profond, lui sa Lettre à ma sœur militaire qui part en Afghanistan, elle sa Réponse à mon frère qui s’oppose à mon déploiement en Afghanistan).… Lire

  • Les diamants et la rouille, énième version

      Tu vois quelqu’un que tu appréciais tant – en dépit de quelques piques, de malentendus – s’éloigner vers un autre monde. Peu à peu ses idées ramollissent, ses principes se distendent, de nouvelles barrières linguistiques et matérielles, imperceptiblement, se dressent entre lui et toi, entre lui et vous, entre lui et les autres. Il… Lire

  • Cold Rock du linoléum

      Si tu viens par ici pour te prendre une grosse claque dans la gueule c’est mort parce que ce blog bouge comme une limace, lentement et mollement, et pourtant il y a une envie de radicalité rock, voire punk quelque part dans ces pages, dans certains de ces billets, ceux peut-être composés comme une… Lire

  • 5 livres au hasard

    Je ne savais plus quoi écrire et j’avais besoin d’écrire quelque chose, ou bien de lire. J’ai tendu le bras vers l’étagère où Frédérique m’avait déposé, en vrac, quelques dizaines de livres ayant appartenu à l’ami enfui. En fait, la plupart avait appartenu à son père, qu’il avait peu connu. J’ai pris cinq livres au… Lire

  • Tous mes amis riaient

    Tous mes amis riaient

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]   Après les préparatifs : L’eau du bain coule, un étonnement s’élève dans la pièce, très celtique, après le moelleux repos que je m’étais accordé, et je ne sais plus qui je suis, ni où je vais, si je suis… Lire

  • Cinéma qui es-tu ?

    Cinéma qui es-tu ?

    Voir le film d’Yves Robert, la Guerre des boutons, réalisé dans les années 60 d’après le roman de Louis Pergaud, magnifique, aux cadrages inventifs et charmants, aux trouvailles esthétiques et expressives incessantes, et voir ensuite ses adaptations datant des années 90 de la trilogie de Marcel Pagnol, La gloire de mon père, Le château de… Lire

  • Demain, Paris

    Demain, Paris

    Quand je traverse le treizième arrondissement de Paris, j’imagine toujours qu’un jour, ces tours construites sans amour, sans esthétique, sans grandeur d’âme, ne seront qu’un souvenir du temps où l’on entassait les gens à l’intérieur de tubes et de carrés de béton, de métal et de plastic. Nous marcherons au milieu des jardins, des cours… Lire

  • Toi

    Toi

    Je ne sais pas qui tu es, toi, l’un des visiteurs d’AlmaSoror, toi qui par tes clics participes à cette statistique actuelle de 450 à 700 visites par jour sur ce blog qui te ressembles peut-être. Tu ne commentes jamais, ou presque jamais, les billets que tu lis certainement. Tu viens ; tu reviens. Aussi… Lire

  • Du Victimat

    Du Victimat

      Une des plus grandes souffrances réside dans l’exclusion sociale. Or, cette exclusion étant pratiquée par l’ensemble de la société, elle est justifiée par cette société et n’apparaît pas comme une exclusion mais comme une justice. Autrement dit ce n’est pas en tant qu’injustice qu’une injustice fait souffrir mais en tant que justice officielle. Les… Lire