Bruine mathématique d’hiver
Viens, nous marcherons ensemble dans les champs de Liouville ;–Ami,nous descendrons–l’escalierde Cantor. Lire
Journal culturel, intemporel
Une salle du manoir
Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.
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Viens, nous marcherons ensemble dans les champs de Liouville ;–Ami,nous descendrons–l’escalierde Cantor. Lire

J’ai peur de ceux qui rient. J’ai peur de ceux qui chantent. J’envie ces gens qui passent, à qui je ne ressemblerai jamais. J’envie ces gens qui dansent. J’envie ces gens qui boivent, qui savent oublier leur esprit dans la convivialité. Moi, je prie, je prie, je prie, je ne sais que prier. Sur AlmaSoror,… Lire
Il la rejoignit sur son banc. – Tu chantes des chansons aux oiseaux ? – Je leur récitais Venise, un chant de Venexiana Stount. – Pourquoi ne leur disais-tu pas un poème en quechua ? – Hélas ! Runasimitam qunqaq kani. Katharina se lança dans de grandes explications sur la lâcheté et l’ignorance des universitaires, qui lui avaient… Lire
En ce mercredi 29 septembre 2005, vers cinq heures de l’après-midi, Joseph fermait presque les yeux en arpentant l’avenue de la Bourdonnais, tant il était plongé dans de vivants souvenirs. Il évoquait les derniers moments heureux qu’il avait passés en France avec ses amis, avant de ne plus revenir que pour y cueillir l’argent issu… Lire
Sur Légifrance La discrimination définie aux articles 225-1 à 225-1-2, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle consiste : 1° A refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ; 2° A entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque ; 3°… Lire

Depuis les premiers chrétiens, qui étaient juifs, il n’y avait plus eu de saints issu du peuple natal du Christ. Mais en 1998, sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, née Edith Stein en 1891 en Haute-Silésie (Prusse), a été canonisée par le pape Jean-Paul II à Rome. Sainte Thérèse Bénédicte de La Croix deviendra-t-elle la cinquième… Lire
« C’est du désert du Nord que devait leur venir leur chance, l’aventure, l’heure miraculeuse qui sonne une fois au moins pour chacun. À cause de cette vague éventualité, qui, avec le temps, semblait se faire toujours plus incertaine, des hommes faits consumaient ici la meilleure part de leur vie. »(Le désert des Tartares, D. Buzzati) Nous… Lire
Mercredi 30 mai 2018 16h, après une sieste ratée (sans sommeil, en ayant trop chaud car le soleil inonde la rue de l’Agent Bailly de torride torpeur), je lis un passionnant article de Cécile Rastoin, alias sœur Cécile de Jésus Alliance, sur Judith Butler. Ça tombe bien, car en ce moment je pense nuit et… Lire

Nous avons besoin de la terre, nous avons besoin de tombes, nous sommes de chair et de tradition, nous sommes de sperme et de ventre, nous sommes de racines et de cendres, cessez vos jeux, docteurs Faust ! Nous avons besoin de l’eau glacée sur nos langues blessées, nous avons besoin de musique pure… Lire

Il est toujours intéressant de plonger dans une autre époque, le temps d’une lecture. L’un des bénéfices qu’on en tire, non des moindres, c’est de quitter, momentanément, les pénibles affres du temps présent. Et en ce début d’année lourd d’actualités, quoi de moins actuel qu’un texte de Bossuet, ce prédicateur du temps de Louis XIV… Lire
Une certaine obsession, un obsessionnalisme, donne à ton projet, à tes projets, un ton envoûtant, une tonalité fascinante, parce que la répétition monocorde et l’absence de cœur des machines reposent nos vies lacérées par les émotions. Ce n’est pas ce zen exotique et mal compris que je recherche, ni une pilule parfaite qui tairait toute… Lire
L’ultime contrainte sera la liberté ultime, comme le premier choc fut la première joie. Lire

Merci beaucoup pour ce référencement chère madame. L’informatique est une grande cosmogonie logique traversée par des absurdités aux conséquences plus ou moins ennuyeuses… J’adorerais retourner dans le monde d’avant pour me souvenir de ce qu’est un cerveau sans « notifications ». En attendant, je vous envoie mes remerciements électroniques. Lire
Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Voici Apnée vosgienne, poème de cet hiver 2021-22 Impulsion immobile : un paysage indéfini se noie dans la brume, taches floues. L’apnéiste assis devant le lac nargue l’air – carpe humaine (charpente… Lire

Attitudes possibles, dans le froid de l’hiver, assez pour cailler mais sans cette neige qui nous maintient énergiques et enthousiastes, non, et que faire de la révolte, nous scandalisés, cette colère qui gronde en notre cœur comme un moteur cassé, qui ne pourrait aboutir qu’à l’exclusion sociale et administrative si elle s’exprimait ? Et qu’est-ce… Lire

Il est neuf heures du soir, la journée a passé tranquillement. Maria-Laurencia Bordanova est venue dîner au studio de Saint-Elme, puis s’en est retournée à métro, à vélo dans son vingtième. Je regarde des passages de ce film merveilleux, Latcho Drom, sur l’épopée des gitans. Souvenir de ma jeunesse où j’étais ouverte au monde,… Lire
Voici l’ouverture du chapitre huit de L’Empire des tsars et des Russes, d’Anatole Leroy-Beaulieu. On peut le lire par ici dans son entièreté. La Sibérie a dans les deux hémisphères une sombre réputation : elle la doit moins à son rude climat qu’à la multitude d’exilés qu’elle a engloutis depuis des siècles, qu’aux légendes dont… Lire
Alors que nous remontions la grande rue de Vauvillers, là où le porche du château m’attire toujours – souvenirs des cors de chasse dans la cour, lors de festivités municipales auxquelles ma grand’tante m’emmenait, Jason et Romaric me disaient qu’ils ne souffraient pas le moins du monde de devoir montrer leur passe sanitaire avant de… Lire


« J’aime l’infamie » écrit Guibert, mais moi j’aime la lumière qui répare, magnifie, ressuscite. Lire
(lire le Premier crachat de Drakulie Pandor) Je ne dors pas : angoisses démesurées, argent, santé. J’ai beau décider chaque jour de devenir sereine, la harcèlement par l’angoisse s’amplifie. Certains m’aident, c’est un poids lourd d’être un poids mort. Je cherche une solution qui se dérobe sans cesse. Je commets souvent de petits actes inconséquents… Lire

Routes bourguignonnes, villages. La chanson de Solveig de Grieg, puis le concerto de Hautbois de Marcello, éminemment joli, tandis que nous roulons sur les routes détrempées par la pluie. Pas d’humains, tous enfermés dans des maisons, quelques voitures rares, magasins fermés, la campagne française abandonnée. Nous traversons Étais et je voudrais que ce moment dure… Lire
Si je décide et parviens à chasser le fiel de ma vie, si désormais je connais la bonne humeur, l’énergie morale et physique, le bien-être et la joie de vivre du matin au soir, que vont devenir ces élans de négativité que j’ai toujours si bien connus ? Rien ne se perd, rien ne se… Lire