Une salle du manoir

Chronos

Salle « Chronos » importée depuis AlmaSoror

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  • Le rondin

    (Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots.)   Voici Le rondin, poème du printemps 2026   Des outils froids, posés sur un rondin. Les canards glissent sur l’onde et les barques remuent. Il est l’heure des lectures digestives. Rupture de… Lire

  • Dans la lutte de libération nationale, toute la population doit être dans le coup

    Voici un nouvel extrait du roman Commando de chasse, de Jean Mabire (1978). Il s’agit de la fin du neuvième chapitre :   « Une question brûlait les lèvres de l’aspirant de Brancourt : Et les Fellaghas, mon capitaine ? Ils existent. Réellement. Vous ne les verrez guère. Mais soyez certains qu’ils seront toujours là et qu’ils vous verront.… Lire

  • Dans la chambre d’écho

    Dans la chambre d’écho

    Dans la réalité de notre vie quotidienne, nous parvenons quelquefois à créer des bulles d’existence dans lesquelles le réel apparent conforte notre pensée, qui, elle-même, contribue à privilégier l’apparence d’un pan de la réalité plutôt qu’un autre. Et ceci est encore plus prégnant dans notre réalité virtuelle, car les algorithmes sont encore plus doués que… Lire

  • Hors des chemins médiatisés

    L’actualité, cette notion éminemment actuelle. Est-ce ce qui occupe la société à un moment donné ? Plus précisément, c’est ce dont s’occupent les médias à un moment donné. Si l’on se gorge d’actualité durant une année, et qu’au terme de ces douze mois de perpétuelle effervescence, on décide de faire un point sur ce que l’on… Lire

  • Un jour, un instant

    « Si notre amour demande du temps,L’amour de Dieu se joue des heures,Et un cœur disponible et silencieuxPeut être bouleversé par lui,En un instant… » Madeleine Delbrêl, citée dans une Retraite en ligne des Xavières. Lire

  • L’archiviste des vilenies

    Ce petit chapitre du livre Danube, de Claudio Magris, a enchanté ma nuit de vendredi à samedi, aussi le partagé-je ici. Traduit de l’italien par Jean et Marie-Noëlle Pastureau Il parait toutefois – on le lit ici et là, que cette grande église d’Ulm n’est pas une cathédrale, même si son allure prête à confusion.… Lire

  • Stances de l’instant

    Stances de l’instant

    On ne l’attrape jamais, il nous traverse, c’est un cliché mais c’est si vrai. C’est l’instant présent. Le voilà déjà enfui. Tu le regardes s’éloigner, alors tu ne vois pas ceux qui le suivent, tu les laisses glisser sur toi sans les sentir. J’aimerais vraiment connaître l’éternel présent. Lire

  • Anne et l’éternité, poème de l’automne 2023

    (Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots.)   Tu tiens ma main dans l’éternitéTon visage enfui sauve mon âmeet les jours, désormais, sont beaux comme le Jour. Tu regardes ton enfant de tes yeux divinsTu l’autorises à vivre plus libre… Lire

  • Testament en souvenir d’un père qui fut un neveu

    Ces quelques lignes que nous venons de sceller par des moyens crypto-informatiques, sont dédiées au neveu des deux hommes qui, le 26 avril 1961 à Alma-Ata, au soleil, firent un choix opposé ; l’un sauva son âme et perdit sa vie ; l’autre vendit son âme et prolongea son corps. Mais ce neveu (qui avait… Lire

  • De l’élégance au temps du pantacourt

    Que serait l’élégance en nos temps débraillés ? Une tenue toujours plus habillés que le commun des gens, sur la plage, dans la rue, partout où, à notre époque, l’on va débraillé. Et une tenue toujours plus simple et humble – quoi que parfaitement décente – dans les lieux où l’on se retrouve très habillés… Lire

  • La bonne lettre de vœux !

    Parce qu’un bonheur qui n’éclate pas comme une bombe à la gueule des autres est inutile, voici le style de lettres qu’on peut recevoir dans le courant du mois de janvier et jusqu’au 10 février. Chers cousins, chers amis,Pardonnez-moi d’avoir laissé filer les premiers jours de janvier  ! Mieux vaut tard que jamais et je… Lire

  • La chambre de l’attente

    « C’est du désert du Nord que devait leur venir leur chance, l’aventure, l’heure miraculeuse qui sonne une fois au moins pour chacun. À cause de cette vague éventualité, qui, avec le temps, semblait se faire toujours plus incertaine, des hommes faits consumaient ici la meilleure part de leur vie. »(Le désert des Tartares, D. Buzzati) Nous… Lire

  • Laissez sortir ce captif !

    Laissez sortir ce captif !

    Il est toujours intéressant de plonger dans une autre époque, le temps d’une lecture. L’un des bénéfices qu’on en tire, non des moindres, c’est de quitter, momentanément, les pénibles affres du temps présent. Et en ce début d’année lourd d’actualités, quoi de moins actuel qu’un texte de Bossuet, ce prédicateur du temps de Louis XIV… Lire

  • Bonne route…

    Bonne route…

      Il est neuf heures du soir, la journée a passé tranquillement. Maria-Laurencia Bordanova est venue dîner au studio de Saint-Elme, puis s’en est retournée à métro, à vélo dans son vingtième. Je regarde des passages de ce film merveilleux, Latcho Drom, sur l’épopée des gitans. Souvenir de ma jeunesse où j’étais ouverte au monde,… Lire

  • Opération de délestage

    Si je décide et parviens à chasser le fiel de ma vie, si désormais je connais la bonne humeur, l’énergie morale et physique, le bien-être et la joie de vivre du matin au soir, que vont devenir ces élans de négativité que j’ai toujours si bien connus ? Rien ne se perd, rien ne se… Lire

  • Passe passe le temps…

    Passe passe le temps…

    Londres, avril 1971. Venexiana rentrait de trois années au Venezuela. Elle n’était pas encore enceinte de Barth. Elle avait arrêté l’héroïne et repris la guitare. Nous écoutions George Moustaki à Londres et Cats Stevens à Paris ; la musique nous berçait et nous pensions que nous tenions l’avenir dans nos mains, alors qu’il coulait entre… Lire

  • Ton épouse encore vierge

    Ton épouse encore vierge

    Il y a quelques années, David Hamilton, dont les photographies sont très belles, s’est suicidé suite à des accusations publiques et au désormais traditionnel tribunal médiatique. Je reconnais toute l’immonde salacité des vieux dégueulasses, qui n’étaient d’ailleurs pas si vieux lorsqu’ils sévissaient, mais pourquoi soudainement vouer aux gémonies des idoles qu’on a encensées exactement pour… Lire

  • La slack bleue des vosges

    Ce matin, tout juste arrivée aux Sables, je pensais à Dylan-Sébastien, et à l’un de ses amis, Antoine, qui m’avait laissé un souvenir préoccupé. Je me souviens d’une rencontre, une fois, dans la maisonnette portuaire. Il était déprimé, il répétait à Dylan-Sébastien, tu vis, moi je me fais chier… Tu vis, moi je me fais… Lire

  • & la mécanique…

    « L’année 1952 est en outre celle des fameuses 4’33’’. Inspirée par les toiles blanches de Rauschenberg, 4’33’’ de silence pour n’importe quel(s) instrument(s) est l’œuvre que John Cage jugera la plus décisive, la plus radicale de toutes celles qu’il a pu écrire. Il s’y référera sans cesse et confiera même qu’il y pense toujours avant… Lire

  • Les sirènes (du port) d’Alexandrie

    Encore un extrait de Bonaparte en Egypte ou le rêve inassouvi, de Jacques Benoist-Méchin.   « Lorsque Bonaparte jeta les yeux autour de lui, ce qu’il aperçut le déçut profondément. Nourri de Suétone et de Plutarque, il s’attendait à trouver une cité gréco-romaine mirant dans la mer le marbre de ses palais. Or, ce qu’il voyait… Lire

  • Je descends l’escalier du temps – Poème de l’hiver 2020

    Je descends l’escalier du temps – Poème de l’hiver 2020

    Je descends l’escalier du temps. Les secondes s’éloignent pour céder place aux siècles. Et les siècles des siècles deviennent millénaires. Je descends l’escalier du Bien. De grandes guerres demeurent, des charités s’effacent. Le visage du Bien ne lui ressemble pas. Je descends l’escalier d’amour. Ni anneaux de mariage, ni caresses dans les draps. Quelques silhouettes… Lire

  • Noire, l’église, si belle

    Noire, l’église, si belle

    Noire, l’église, si belle, alors qu’une voix dans la sacristie répète l’Asperges me. Un vieil homme demande au maître des maîtres d’être rendu plus blanc que la neige. Mais l’horloge du temps tourne et le lendemain, je suis assise au bureau de la Vieille Dame de pierre. La solitude et le silence m’entourent comme de… Lire

  • Le bœuf à la mode de chez madame E. Saint-Ange (1927)

    Le bœuf à la mode de chez madame E. Saint-Ange (1927)

    J’ouvre au hasard ce beau livre de cuisine pour me laisser transporter dans l’univers langagier et domestique d’une autre époque, pas si éloignée que cela de la nôtre (1927). « Si le bœuf à la mode varie dans quelques unes de ses formes, le fond reste toujours le même : une pièce de bœuf, préférablement prise dans… Lire

  • Heure de pointe au sommet du monde

    Embouteillage au sommet de l’Everest où la victoire éclatante des médias sur la vie. Payer des milliers d’euros pour polluer un sommet à l’autre bout du monde, pour se donner le frisson de l’aventure… Et recréer l’ambiance du périphe un lundi soir ! Avant de revenir manger du pain sans gluten et des aubergines bio… Lire

  • Spectre

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème… Lire