Une salle du manoir

mélancolie

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  • Décalage

    C’est l’été et j’ai envie d’hiver. J’écoute du piano et j’ai soif de violon. Le temps est sec et je songe à la pluie. Tout le monde rit et mon cœur voudrait pleurer. J’attends, mais je ne sais ce que j’attends. Il est midi mais je voudrais le soir. Je voudrais le soir, mais je… Lire

  • Mélancolie

    Mélancolie

    Gothique, soror dolorosa, tes frères-amants en longues robes rouges, bleues, beiges, te suivent, alertes, tandis que parmi nous tu choisis ta victime bien-aimée. Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Le cou tourné vers le côté vivant du monde, nous te fuyons comme la peste. Je n’ai pas besoin de ta froideur, je n’ai pas envie… Lire

  • Dunkerque, des années après

    Dunkerque, des années après

    Moi, je me souviens de Manuel à Ostende et de longues marches sur les plages du Nord, mais c’est de Dunkerque que Laure m’a envoyé deux photos cette semaine. Elles parlent d’une autre marche, d’une autre personne de ma jeunesse, sur une autre plage du Nord. Comme le temps passe et comme la désespérance est… Lire

  • Une jeunesse dunkerquoise

    Une jeunesse dunkerquoise

    Extrait de la lettre de Jean-Pierre Liénard à Jacques Bertin «Il reste heureusement toujours quelques chanteurs-citoyens – bien qu’épiés par les sirènes de la renommée – suffisamment âpres pour que leur épice surnage au dessus du brouet des radios commerciales. La nostalgie, la tristesse sont parties prenantes de la beauté. Les chants les plus beaux sont-ils désespérés… Lire

  • Le désillusionné

    Le désillusionné

    Photo de Sara   Lorsque mourut Abderrahman III, qui détint le pouvoir en Espagne pendant un demi-siècle (Xème siècle) et construisit l’admirable palais d’Az-Zahra, on trouva parmi ses papiers, une note portant ses mots : « Cinquante ans se sont écoulés depuis que je suis Calife. Trésors, honneurs, plaisirs, j’ai joui de tout, j’ai tout épuisé.… Lire

  • Sonnet sans titre

    Sonnet sans titre

       Gange par Sara   Assis sur un fagot, une pipe à la main, Tristement accoudé contre une cheminée, Les yeux fixés vers terre, et l’âme mutinée, Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.   L’espoir qui me remet du jour au lendemain, Essaie à gagner temps sur ma peine obstinée, Et me venant… Lire