Une salle du manoir

michel foucault

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  • … de grandes exilées de l’histoire des idées…

    « J’ai commencé d’écrire ce texte comme on part en voyage vers un pays inconnu mais dont le nom a résonné à notre oreille intérieure, je m’y suis lancé à seule fin d’en explorer le titre, juxtaposition ou alliance de mots qui s’est imposée au fil du temps comme le résumé abrupt sinon abstrus de difficultés… Lire

  • La gouvernementalité

    « Par ce mot de «gouvernementalité», je veux dire trois choses. Par gouvernementalité, j’entends l’ensemble constitué par les institutions, les procédures, analyses et réflexions, les calculs et les tactiques qui permettent d’exercer cette forme bien spécifique, bien que complexe, de pouvoir, qui a pour cible principale la population, pour forme majeure de savoir, l’économie politique, pour… Lire

  • Le choléra de 1832 à Paris

    Nous reproduisons ci-dessous un fragment d’un chapitre du livre de Louis Chevalier, historien natif de l’Aiguillon-sur-Mer, Classes laborieuses et classes dangereuses, publié en 1958, dans cette belle collection dirigée par Philippe Ariès, Civilisation d’hiver et d’aujourd’hui, qui vit fleurir les œuvres de Michel Foucault, de Victor-Lucien Tapié, de Louis Chevalier et de Philippe Ariès lui-même.… Lire

  • Les sans-maîtres

    Dans la rue, dans les dîners, sur les blogs, à la messe lors de la prière universelle, dans les rassemblements politiques anticapitalistes, dans des endroits que tout oppose, j’entends des gens que rien ne rassemble utiliser sempiternellement le même vocabulaire : « les élites », « les experts », « nos gouvernants ». Que signifient ces expressions soumises ? Pourquoi cette… Lire

  • La domination intellectuelle en douceur

    En 1928, Edward Bernays, fils de la soeur de Freud et du frère de la femme de Freud, publie un ouvrage intitulé Propaganda. Il y distille l’art et la manière de manipuler les peuples, en faisant croire à chaque individu d’une masse qu’il pense par lui-même. Fervent défenseur de cet art, Bernays le théorise et… Lire

  • Encore un adieu

      Affreuses visions de l’hôpital, des parkings, des aides-soignantes qui se traînent dans les couloirs glauquissimes, tragique transformation de Carmina pourvue d’une perruque blonde, maigre comme un clou, décharnée, la peau du visage et du corps jaune, allongée sur son lit, la voix un peu changée, pâteuse. Il y avait ses deux filles Gudule et… Lire

  • Lien vers un guide précieux

    « Ce qui est autorisé aujourd’hui, comment savoir ce qu’il en sera demain ? Les gouvernements changent, les lois et les situations aussi. Si on n’a pas à cacher aujourd’hui, par exemple, la fréquentation régulière d’un site web militant, comment savoir ce qu’il en sera si celui-ci se trouve lié à un processus de répression ? Les traces… Lire

  • Au matin parisien du 4 juillet 2014

    Au matin parisien du 4 juillet 2014

    « Je reviens d’un petit tour de vélo et d’un café au Lino. Là, alors que nous étions seulement deux personnes à occuper le comptoir du bistrot, sonna un sifflet de gendarme. Mais ce n’était pas cela. Il s’agissait de l’annonce du démarrage de la journée de labeur des ouvriers du chantier d’en face, qui… Lire

  • Pensées d’une fenêtre

    Pensées d’une fenêtre

      Un jazz scandinave dans lesquelles se faufilaient quelques notes africaines, et cette femme qui conduisait cette voiture, dont je connaissais le prénom et qui devenait ma mère. Alors j’avais douze ans et des idées sur le monde grappillées ici et là, pour des tentatives de compréhension qui demeuraient en suspension au-dessus du vide et… Lire

  • Classe, caste. Le théâtre de la distinction sociale

    Classe, caste. Le théâtre de la distinction sociale

    Nous proposons l’ouverture de l’ouvrage d’Edmond Goblot, La barrière et le niveau : une histoire de la bourgeoisie française, qui date de 1925. Nous ne serons jamais assez reconnaissants à la Révolution de nous avoir donné l’égalité civile et l’égalité politique. Elle ne nous a pas donné l’égalité sociale. Les hommes de ce temps n’ont… Lire

  • Extase

      En passant dans ces quartiers branchés, le boulevard de Sébastopol, Beaubourg, la rue Saint-Martin, la rue Rambuteau, nous songions aux vies des gens à la mode, qui s’écoulent dans la vitesse et le scintillement du temps et des événements, nous nous disions que déjà ceux qui hier buvaient des cafés les cheveux en bataille… Lire

  • Militants radicaux des deux extrémités du centre

    Militants radicaux des deux extrémités du centre

      AlmaSoror avait déjà présenté quelques Affiches des deux bouts de la politique, fasciné(e) par la percutance des graphismes au service de mouvements radicalement militants. Le graphisme de la rébellion, en quelque sorte, la puissance visuelle du côté gauche comme du côté droit des dits « extrêmes ». Voici maintenant deux textes, émanant de deux groupes. L’un,… Lire

  • Souviens-toi de l’été dernier

    Souviens-toi de l’été dernier

    «C’était une de ces soirées d’été où l’air manque dans Paris. La ville, chaude comme une étuve, paraissait suer dans la nuit étouffante. Les égouts soufflaient par leurs bouches de granit leurs haleines empestées, et les cuisines souterraines jetaient à la rue, par leurs fenêters basses, les miasmes infâmes des eaux de vaisselle et des… Lire

  • Les visages hâves des parisiens des bas-fonds, les visages lumineux des saints des cieux

    Les visages hâves des parisiens des bas-fonds, les visages lumineux des saints des cieux

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] «Un des spectacles où se rencontre le plus d’épouvantement est certes l’aspect général de la population parisienne, peuple horrible à voir, hâve, jaune, tanné. Paris n’est-il pas un vaste champ incessamment remué par une tempête d’intérêts sous laquelle tourbillonne une… Lire

  • Balzac et un verre de Marsannay

    Balzac et un verre de Marsannay

    Vue de chez Marie Petitjean [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] «Il est dans Paris certaines rues déshonorées autant que peut l’être un homme coupable d’infamie ; puis il existe des rues nobles, puis des rues simplement honnêtes, puis de jeunes rues sur la moralité desquelles… Lire

  • Métrodore : ouverture

    Métrodore : ouverture

      Voici l’ouverture de Métrodore, un roman en suspension entre l’enfance et le monde adulte, entre hier et aujourd’hui. J’ai seize ans et je ne mange plus. Il paraît que ça n’arrive qu’aux filles qui ont des problèmes avec leur mère. Je suis un garçon et je n’ai pas de problèmes. Je suis seulement fatigué… Lire

  • Intemporalité

    Intemporalité

    « Aujourd’hui, la réalité est absurde, aussi horrible, aussi impénétrable que nos rêves. Et face à elle, nous sommes sans défense, comme dans nos cauchemars… »Ingmar Bergman « La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue ».Virginia Woolf « Si j’avais su que les rêves sont réels et le monde illusion, j’aurais inversé ma vision de la… Lire

  • Beauté des affiches des deux bouts de la politique

    Beauté des affiches des deux bouts de la politique

    Car aux extrêmes, à babord comme à tribord, les affiches, culturelles et militantes, sont belles comme un troupeau de chevaux sauvages qui passe plus bas dans les collines. Ainsi, en vrac, de ce qu’on appelle avec confort intellectuel « l’extrême droite’ et « l’extrême gauche », voici quelques images de combat volées sur la Toile :   Festival… Lire

  • L’échec social et la mort

    L’échec social et la mort

      Philippe Ariès, dans L’homme devant la mort (tome I : le temps des gisants) discute la naissance de la notion d’échec social. Ses idées nous ont paru intéressantes et étranges. Voici un extrait.   « Chaque vie de pauvre a toujours été un destin imposé sur lequel il n’avait pas de prise. Au contraire, à partir… Lire

  • La mort et les matérialistes

    La mort et les matérialistes

      Nous avons peine aujourd’hui à comprendre l’intensité du rapport ancien entre les hommes et les choses. (…)Le déclin des croyances religieuses, des morales idéalistes et normatives, n’aboutit pas à la découverte d’un monde plus matériel.   Philippe Ariès, dans son beau livre sur la mort, nous soutient que notre monde moderne n’est pas matérialiste.… Lire

  • Bourg choisi

    Bourg choisi

        bourgeois dans une vague         Extrait de La barrière et le niveau, d’Edmond Goblot. Une étude de la bourgeoisie écrite en 1925 par ce sociologue. On peut lire le texte en entier sur le site de l’Université du Québec à Chicoutimi   « Nous ne serons jamais assez reconnaissants à la… Lire

  • Où étaient les enfants ?

    Où étaient les enfants ?

      Photo : Mavra Nicolaievna Vonogrochneïeva   Extrait de Philippe Ariès :   « L’art médiéval, jusqu’au XIIème siècle environ, ne connaissait pas l’enfance ou ne tentait pas de la représenter ; on a peine à croire que cette absence était due à la gaucherie ou à l’impuissance. On pensera plutôt qu’il n’y avait pas de place pour… Lire

  • état civil, état des personnes

    état civil, état des personnes

    Photo : Mavra Nicolaievna Vonogrochneïeva   Ainsi s’ouvre le livre de Philippe Ariès : L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime : « Un homme du XVIème ou du XVIIème siècle s’étonnerait des exigences d’état civil auxquelles nous nous soumettons naturellement. Nous apprenons à nos enfants, dès qu’ils commencent à parler, leur nom, celui de leurs parents,… Lire

  • La raison d’État

    La raison d’État

    « Dimanche 6 mai 1962 Le clan des officiers de marine de Kébir, qui passe pour être toujours le plus lucide dans la confusion générale, fait aujourd’hui le point de la situation : « le Gouvernement écrase sa victime et la tient étroitement ficelée pendant que le F.L.N. l’égorge ». Journal d’un prêtre en Algérie, Oran 1961 –… Lire