Une salle du manoir

modernité

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  • Bâtir pour tuer l’espérance : l’architecture d’aujourd’hui

    Merci à monsieur Guillaume Blanc pour son article désespéré et lucide sur l’architecture des bâtiments publics d’aujourd’hui et l’état de l’université : Au cœur d’une université d’excellence. En gare de Nantes, tout à l’heure, ma compagne de voyage et moi-même soupirions en observant la misère profonde des bâtiments de béton qui poussent d’année en année,… Lire

  • Les champs de persil

    Les champs de persil

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème… Lire

  • Mourir, sourire, à chaque instant

    Mourir, sourire, à chaque instant

    Lhasa de Sela, Atahualpa Yupanqui, Chavela Vargas, ces jours ci. Pourquoi ? Peu importe. Et le soleil de février. Les hauts immeubles si laids, que le soleil rend beaux et chantants. Les premiers cheveux blancs. La musique emporte l’adhésion, les jeux des ombres sur les murs apaisent une âme souvent envahie par le trouble. Le calme… Lire

  • de commencements en commencements

    de commencements en commencements

    Les idées de Hassan Fathy (Egypte, 1900-1989) feront des petits. En Europe, bientôt, les architectes (avec ou sans diplôme) bâtiront des maisons inspirées des maisons médiévales européennes, avec des matériaux anciens et neufs, mêlés. Une architecture qui chante avec le soleil et danse avec le froid. Demain, pourquoi pas ? Mais cette maison mienne existe… Lire

  • « Par des matins brisés »

    « Par des matins brisés »

    La plage des Sables, 2 mars 2018 vers 17h30   Où sont les gens qui vivent et qui bougent aujourd’hui ? Pas à la télévision, ni dans les médias. Ni dans les institutions. Ni dans l’art « diffus par les canaux  économiques ». Ni dans l’art « soutenu » par l’État. Ni dans les syndicats, ni dans les mouvements politiques.… Lire

  • Cathédrale de plastique et de béton

    Le centre commercial : cathédrale des temps modernes dédiée au dieu Mammon, qui exauce toutes les prières de ceux dont la carte bancaire a accès à de grandes ressources et laisse les autres dans des torsions de désirs et de regrets. Titanesque centre où s’enfilent des boutiques proposant toutes des prix très bas pour des produits… Lire

  • Tristesse balnéaire, béton désarmé, stations essence, séniors en culottes courtes

    Je parcours ces longues allées de béton. Ni rues, ni routes. Entre les deux. Elles portent les noms d’obscurs anciens responsables politiques qui n’ont rien apporté au monde mais à qui la ville servile, la nation obséquieuse, rend hommage. Je croise des personnes âgées de soixante ans et plus, marchant deux par deux, la plupart… Lire

  • La ville qui vient

    Quand cessera cette mode de baptiser les rues et les places avec des noms de vedettes de la politique et des arts ? Bien souvent, leur gloire passe en moins de temps qu’il n’en faut pour que leur tombe soit recouverte de mousse. Bien souvent, ils n’ont pas apporté grand chose à leurs frères et sœurs… Lire

  • Cactus sur béton

    Il est 10h38 ce matin et le ciel est affreusement gris et triste par la baie vitrée du salon. Des travaux ont lieu dans la rue, des camions stationnent en laissant tourner le moteur, et je pense à la chanson de Tom Waits, In the neighborhood. Nous quittons nos clochers isolés et fleuris pour venir… Lire

  • La première porte de garage

    La première porte de garage

    C’est la première porte de garage que je photographie (avec mon téléphone). Elle se trouve dans une toute petite commune au bord de l’Atlantique, en face de l’église (construite en 1200, modifiée en 1600, restaurée au début du XXème siècle), une toute petite commune, donc, dont les anciennes maisons ont été éventrées afin de construire… Lire

  • fascisme, non sans beauté…

    fascisme, non sans beauté…

    Fascisme, non sans beauté, de l’architecture des grands ensembles. Le spectre esthétique propose toutes les options de la laideur, mais parfois, l’on y décèle quelque chose qui apaise le regard, des lignes, des blocs, un mode de vie qui nous sauverait de toute angoisse. A moins que cela ne soit qu’une illusion, l’illusion de quelqu’un… Lire

  • Encore un adieu

      Affreuses visions de l’hôpital, des parkings, des aides-soignantes qui se traînent dans les couloirs glauquissimes, tragique transformation de Carmina pourvue d’une perruque blonde, maigre comme un clou, décharnée, la peau du visage et du corps jaune, allongée sur son lit, la voix un peu changée, pâteuse. Il y avait ses deux filles Gudule et… Lire

  • autour du périphe

      Oh ma lune, entre ma tisane à la sauge et ses ailes d’ange, et mon rhum ambré et ses cornes rouges, je te regarde à travers le rectangle vertical de la fenêtre PVC. Sur un balcon abandonné, un olivier laissé là remue ses cheveux dans le soir frais qui tombe. Toi, petit croissant, ta… Lire

  • Zig-zag

    Je zigzague dans la ville sous le crachin d’hiver. Je pense à toi. Le jour où tu vis pour la dernière fois ton père descendre vers le garage où il réparait les motos de ses clients, tu ne le regardas même pas. Tu pensais qu’il reviendrait le soir poser les pieds sous la table de… Lire

  • Le flot urbain

    Jean Bouchenoire, frère égaré dans des zones mentales, sans ozone imaginaire, nous autorise à publier quelques extraits de son roman Baksoumat. Année 1969. Un vieux village de l’Île de France mourait sous le déversoir des camions de béton : des maisons d’un âge désuet, qui avaient vu naître et mourir des générations familiales à travers les… Lire

  • La belle vie

    La belle vie

        La gare du RER de Chamallow-sur-Noise l’accueillit : ferraille des rails et des poteaux, béton des quais et des murs, nappes de soleil blanc sur les verrières. Un garçon de douze ans, châtain aux taches de rousseur, courait, blême. La peur sur son visage, il se retournait, essoufflé. Il repartait de plus belle. La… Lire

  • …pour y entasser un nombre maximal d’êtres humains

    …pour y entasser un nombre maximal d’êtres humains

        A quoi pensaient les architectes des villes nouvelles et des banlieues ? N’habitaient-ils pas dans de magnifiques maisons anciennes, réaménagées de façon contemporaine, avec goût ? N’élevaient-ils pas leurs enfants dans de beaux quartiers où les ruelles anciennes s’ouvrent sur des places élégantes bordées d’églises et de boulangeries aux odeurs frémissantes, où les gens qui… Lire

  • Ces bêtes qu’on abat : Un chariot de lapins blancs

    Ces bêtes qu’on abat : Un chariot de lapins blancs

     C’est une saga qu’aucun scénariste n’aurait le courage d’écrire. Les films les plus gores ne sont que des comédies Walt Disney en comparaison. Les plus courageux d’entre vous auront sans doute du mal à la suivre jusqu’au bout… C’est la saga interdite aux profanes. AlmaSoror est fière de proposer sur son site l’extraordinaire saga de… Lire

  • Laideurs du monde moderne

    Laideurs du monde moderne

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] Architectes et urbanistes, nous haïssez-vous tant ? Que vous construisiez ainsi des bâtiments, des villes entières, où le cœur humain qui les hante aboutit irrémédiablement à un seul désir : se piquer jusqu’à l’oubli, ou se jeter dans le vide. Merci, architectes,… Lire

  • Ces bêtes qu’on abat : La vie misérable des coches en élevage intensif

    Ces bêtes qu’on abat : La vie misérable des coches en élevage intensif

     C’est une saga qu’aucun scénariste n’aurait le courage d’écrire. Les films les plus gores ne sont que des comédies Walt Disney en comparaison. Les plus courageux d’entre vous auront sans doute du mal à la suivre jusqu’au bout… C’est la saga interdite aux profanes. AlmaSoror est fière de proposer sur son site l’extraordinaire saga de… Lire

  • Ces bêtes qu’on abat : Le « bien-être » des porcs…  Un argument publicitaire

    Ces bêtes qu’on abat : Le « bien-être » des porcs… Un argument publicitaire

     C’est une saga qu’aucun scénariste n’aurait le courage d’écrire. Les films les plus gores ne sont que des comédies Walt Disney en comparaison. Les plus courageux d’entre vous auront sans doute du mal à la suivre jusqu’au bout… C’est la saga interdite aux profanes. AlmaSoror est fière de proposer sur son site l’extraordinaire saga de… Lire

  • L’exode urbain et l’art

    L’exode urbain et l’art

    AlmaSoror est fier de publier cette recension d’un grand livre d’histoire de l’art de 2071. Recension d’Hélène Lammermoor L’exode urbain et l’art Glavenn le Bahut Éditions intempestives 2071 320 000 signes, 70 illustrations (sonores, filmiques, et autres visuels) A-t-on réellement mesuré le rôle de l’exode urbain des années 2020-2035 dans l’histoire de l’art ?  Non,… Lire

  • Errants des mégapoles d’Europe

    Errants des mégapoles d’Europe

        Gange, par Sara     Lorsqu’on traduit les droits de l’homme dans les langues qui ne possèdent pas les mots de la philosophie grecque et chrétienne, les articles sont ramenés à leur plus simple expression. Chacun peut aller où il veut… chacun peut avoir une maison… L’ironie du grand texte nous prend à… Lire

  • Une cabane au fond de la forêt…

    Une cabane au fond de la forêt…

        phot Isabelle Ferrier & VillaBar   Costards cravate et tailleurs : les habits de la castration. Ils ne sont pas faits à notre image et à notre mouvance : c’est nous qui nous faisons à leurs formes fixes et raides. Ils ne nous structurent pas ; ils nous rigidifient. Ils nous éloignent de… Lire

  • Ne me quitte pas, ma langue

    Ne me quitte pas, ma langue

    photo Sara     Ne me quitte pas Je t’inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je suis assise à ma table de travail et mon regard flotte autour de moi. J’écris une lettre électronique à un ami. Je tente de décrire ce que je vois en quechua, et bute contre l’absence de mots : absence… Lire