Une salle du manoir

république

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  • Pour en finir avec la colère stérile

    Pour en finir avec la colère stérile

    Considérant que : L’État français a, par des suites de ratifications, transféré les éléments nécessaires à sa souveraineté à une autre entité (l’UE), d’une part ; puis, a réduit son Parlement à l’état de marionnette, via la technique des ordonnances et l’agenda législatif du quinquennat, d’autre part ; Nous devons constater que, malgré les statuts de la… Lire

  • Triumvir

    Alors que la foule demande la démission du président de la République, j’entendais discourir des cols blancs sur la fin de la Vème République et l’aménagement d’une VIème, et je me disais, en mon for intérieur fatigué, qu’il serait plus judicieux d’en terminer avec la « République » et de créer un triumvirat français, co-dirigé par le… Lire

  • Au pays frais des vins et des chansons

    « Vous n’étiez pas un Français bien assimilé. Vous étiez un étranger venimeux pour la nation, la République vous était une étrangère aberrante. Aux murs de votre chambre, les condamnations à mort de vos ancêtres « au nom du Peuple Français et de la nation ». Sur le bois de rose de votre table de nuit, Les Hosties… Lire

  • « Par des matins brisés »

    « Par des matins brisés »

    La plage des Sables, 2 mars 2018 vers 17h30   Où sont les gens qui vivent et qui bougent aujourd’hui ? Pas à la télévision, ni dans les médias. Ni dans les institutions. Ni dans l’art « diffus par les canaux  économiques ». Ni dans l’art « soutenu » par l’État. Ni dans les syndicats, ni dans les mouvements politiques.… Lire

  • Camp 1940

    C’est un grand-père vendéen, se promenant au bord d’un étang d’algues et de boue, dans les allées que foulaient ses pères, ses tantes au siècle précédent, c’est un grand-père enclin aux fidélités inutiles, qui lisait ces Hosties noires et qui comprenait ce chant. Le chant des guerres perdues, des traditions compromises, des espérances fauchées, des… Lire

  • De Pierre à Anne-Elisabeth

      J’en parle à Anne-Elisabeth par mail. Je lui écris : « Je repense à la famille de Margelain-Bouvent, à Rupt sur Othain… à ce rêve illusoire, dont je voudrais me rapprocher sans en sentir les entailles meurtrières ». Elle répond : « Quel est le rêve Margelain-Bouvent et que sont les entailles meurtrières ? » Je m’explique alors : « le rêve ?… Lire

  • Croisés et décroisés

    Croisés et décroisés

    Chers cousins qui vivez parmi les cèdres du Liban, vous avez ces bombes qui explosent sur les ailes de vos palais ancestraux ; nous avons nos bombes intérieures qui font éclater nos familles dans nos appartements urbains. Vous avez les hurlements de vos enfants qui rendent l’âme. Nous avons le silence des nôtres qui ne trouvent… Lire

  • Firmus ut Cornu

    Firmus ut Cornu

    Ainsi parle le cerf, après des siècles de silence :  I An mille. On les voit naître là-bas, en Bretagne, non loin des bois que je hante depuis toujours. Ils me tuent sans doute déjà, à la chasse. Mais ils ne m’ont pas encore élevé au rang totémique.  II Premier nom, premières fratries. Vaines occupations… Lire

  • Le choléra de 1832 à Paris

    Nous reproduisons ci-dessous un fragment d’un chapitre du livre de Louis Chevalier, historien natif de l’Aiguillon-sur-Mer, Classes laborieuses et classes dangereuses, publié en 1958, dans cette belle collection dirigée par Philippe Ariès, Civilisation d’hiver et d’aujourd’hui, qui vit fleurir les œuvres de Michel Foucault, de Victor-Lucien Tapié, de Louis Chevalier et de Philippe Ariès lui-même.… Lire

  • Encore un adieu

      Affreuses visions de l’hôpital, des parkings, des aides-soignantes qui se traînent dans les couloirs glauquissimes, tragique transformation de Carmina pourvue d’une perruque blonde, maigre comme un clou, décharnée, la peau du visage et du corps jaune, allongée sur son lit, la voix un peu changée, pâteuse. Il y avait ses deux filles Gudule et… Lire

  • Isteamar de l’intérieur

    Isteamar de l’intérieur

    Isteamar : « c’est le terme global que les Arabes emploient pour désigner l’impérialisme occidental ». J B-M. Fasciné par le nazisme qui occupait durement son pays, puis par l’islamisme qui s’en libérait, Benoist-Méchin, homme empli d’intelligence et de sensibilité, se sera laissé impressionné par tout ce qui lui paraissait ressembler au retour de l’épopée, quitte à… Lire

  • Au matin parisien du 4 juillet 2014

    Au matin parisien du 4 juillet 2014

    « Je reviens d’un petit tour de vélo et d’un café au Lino. Là, alors que nous étions seulement deux personnes à occuper le comptoir du bistrot, sonna un sifflet de gendarme. Mais ce n’était pas cela. Il s’agissait de l’annonce du démarrage de la journée de labeur des ouvriers du chantier d’en face, qui… Lire

  • Chroniques d’une solitude

    Chroniques d’une solitude

    D’où vient la galvanisation de mon cœur ? Cette inondation du plaisir de vivre ? Toute la poussière du monde s’est transformée en arcane. Depuis trois jours, nous sommes bombardés. Jusqu’à hier matin, les trains partaient encore. Ils ne partent plus. Des gens attendent à la gare, de plus en plus nombreux, dormant à même… Lire

  • Pensées d’une fenêtre

    Pensées d’une fenêtre

      Un jazz scandinave dans lesquelles se faufilaient quelques notes africaines, et cette femme qui conduisait cette voiture, dont je connaissais le prénom et qui devenait ma mère. Alors j’avais douze ans et des idées sur le monde grappillées ici et là, pour des tentatives de compréhension qui demeuraient en suspension au-dessus du vide et… Lire

  • Classe, caste. Le théâtre de la distinction sociale

    Classe, caste. Le théâtre de la distinction sociale

    Nous proposons l’ouverture de l’ouvrage d’Edmond Goblot, La barrière et le niveau : une histoire de la bourgeoisie française, qui date de 1925. Nous ne serons jamais assez reconnaissants à la Révolution de nous avoir donné l’égalité civile et l’égalité politique. Elle ne nous a pas donné l’égalité sociale. Les hommes de ce temps n’ont… Lire

  • Extase

      En passant dans ces quartiers branchés, le boulevard de Sébastopol, Beaubourg, la rue Saint-Martin, la rue Rambuteau, nous songions aux vies des gens à la mode, qui s’écoulent dans la vitesse et le scintillement du temps et des événements, nous nous disions que déjà ceux qui hier buvaient des cafés les cheveux en bataille… Lire

  • L’absence de valeurs chrétiennes

    L’absence de valeurs chrétiennes

    Dans les années 1960, le Vatican a fait avec la liturgie ce que beaucoup de pays ont fait avec l’architecture et l’urbanisme : destruction d’une grande partie d’un patrimoine multiséculaire et construction hâtive de nouveautés fonctionnelles qui vieillissent mal. Je ne parlerai pas de ces changements liturgiques : abandon d’une langue universelle, abrègement du rite de la messe,… Lire

  • Les dictatures douces

    Les dictatures douces

      Voici quelques signes qui peuvent démontrer que vous subissez une dictature douce, dans votre couple, dans votre famille, votre religion, votre société, votre pays. Certains de ces points concernent aussi les dictatures dures. Il va de soi qu’éprouver quelques uns de ces ressentis ne transforme pas votre société en dictature douce ! Nous devons tous… Lire

  • Souviens-toi de l’été dernier

    Souviens-toi de l’été dernier

    «C’était une de ces soirées d’été où l’air manque dans Paris. La ville, chaude comme une étuve, paraissait suer dans la nuit étouffante. Les égouts soufflaient par leurs bouches de granit leurs haleines empestées, et les cuisines souterraines jetaient à la rue, par leurs fenêters basses, les miasmes infâmes des eaux de vaisselle et des… Lire

  • Les visages hâves des parisiens des bas-fonds, les visages lumineux des saints des cieux

    Les visages hâves des parisiens des bas-fonds, les visages lumineux des saints des cieux

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] «Un des spectacles où se rencontre le plus d’épouvantement est certes l’aspect général de la population parisienne, peuple horrible à voir, hâve, jaune, tanné. Paris n’est-il pas un vaste champ incessamment remué par une tempête d’intérêts sous laquelle tourbillonne une… Lire

  • Balzac et un verre de Marsannay

    Balzac et un verre de Marsannay

    Vue de chez Marie Petitjean [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] «Il est dans Paris certaines rues déshonorées autant que peut l’être un homme coupable d’infamie ; puis il existe des rues nobles, puis des rues simplement honnêtes, puis de jeunes rues sur la moralité desquelles… Lire

  • Comment s’effectue la traversée d’une époque troublée ?

    Comment s’effectue la traversée d’une époque troublée ?

    Phot.Olympe Davidson   Nous avons reçu il y a quelques jours un étrange billet de Katharina (F-B). Lecture, relecture, et bonheur de la voir revenir sur la webasphalte almasororienne. Voilà donc, « Comment s’effectue la traversée, dans la dignité et la liberté, d’une époque troublée ?« , par Katharina Fluch-Barrows.   Comment s’effectue la traversée, dans la dignité… Lire

  • L’échec social et la mort

    L’échec social et la mort

      Philippe Ariès, dans L’homme devant la mort (tome I : le temps des gisants) discute la naissance de la notion d’échec social. Ses idées nous ont paru intéressantes et étranges. Voici un extrait.   « Chaque vie de pauvre a toujours été un destin imposé sur lequel il n’avait pas de prise. Au contraire, à partir… Lire

  • La mort et les matérialistes

    La mort et les matérialistes

      Nous avons peine aujourd’hui à comprendre l’intensité du rapport ancien entre les hommes et les choses. (…)Le déclin des croyances religieuses, des morales idéalistes et normatives, n’aboutit pas à la découverte d’un monde plus matériel.   Philippe Ariès, dans son beau livre sur la mort, nous soutient que notre monde moderne n’est pas matérialiste.… Lire

  • Bourg choisi

    Bourg choisi

        bourgeois dans une vague         Extrait de La barrière et le niveau, d’Edmond Goblot. Une étude de la bourgeoisie écrite en 1925 par ce sociologue. On peut lire le texte en entier sur le site de l’Université du Québec à Chicoutimi   « Nous ne serons jamais assez reconnaissants à la… Lire