Une salle du manoir

tradition

◈

  • Hiver, hiver, clément hiver, frimas doucereux, amour monocorde

    Hiver, hiver, clément hiver, frimas doucereux, amour monocorde

      Nous avons besoin de la terre, nous avons besoin de tombes, nous sommes de chair et de tradition, nous sommes de sperme et de ventre, nous sommes de racines et de cendres, cessez vos jeux, docteurs Faust ! Nous avons besoin de l’eau glacée sur nos langues blessées, nous avons besoin de musique pure… Lire

  • Deuil d’une illusion

     Oui, certains d’entre nous ont été exaltés dans des trains qui filaient sur des rails. Oui, le train ressemble à la liberté (il fait moins peur que l’avion), il nous emporte, son bruit nous berce, nous rêvons par la fenêtre, peut-être que quelquefois nous allumons un ordinateur vierge et que l’écriture qui coule diffère de tout… Lire

  • La jalousie

    La jalousie

    Nous avions bu beaucoup trop de rhum et tu m’interrogeais sur la jalousie professionnelle alors que le soleil tombait sur la ville de Saint-Brieuc. Depuis les larges fenêtres de ton sixième étage néo-breton, nous pouvions voir les toits et là-bas le viaduc qui surplombe le port. Le soleil se couchait sur la zone industrielle. Dans… Lire

  • Le balcon de Mavra Nicolaïevna Novogrochneïeva : l’Oiseau de neige

    Le balcon de Mavra Nicolaïevna Novogrochneïeva : l’Oiseau de neige

    L’oiseau de neige   Addendus : SORTILEGES « J’ai vu deux oiseaux dans la neige L’un était noir, l’autre tout blanc. J’ai vu deux oiseaux dans la neige La belle rêve au bois dormant… J’ai vu deux chevaux dans la neige L’un était noir, l’autre tout blanc. J’ai vu deux chevaux en cortège, Ne m’ont pas… Lire

  • Ne me quitte pas, ma langue

    Ne me quitte pas, ma langue

    photo Sara     Ne me quitte pas Je t’inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je suis assise à ma table de travail et mon regard flotte autour de moi. J’écris une lettre électronique à un ami. Je tente de décrire ce que je vois en quechua, et bute contre l’absence de mots : absence… Lire

  • Mélange de paternités

    Mélange de paternités

    Du temps de nos Pères… Voyage en paternité traditionnelle « Chez tous les peuples qui connaissent des lois, la puissance paternelle est par elle-même une manière d’esclavage pour les enfants. Tant que vit le père, le fils est habité par un sentiment de sujétion et de dépendance, il a l’impression qu’il n’est pas son propre maître,… Lire