Une salle du manoir

Sleipnir

Salle « Sleipnir » importée depuis AlmaSoror

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  • Verbatim des temps morts

    Verbatim des temps morts

    La parole, le sexe et la mort sont trois grandes zones de liberté et de censure. Quand le sexe est licite, la mort devient obscène. Quand la mort est assumée, le sexe devient illicite. Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous. Il vivra parmi nous jusqu’à ce que la chair devienne… Lire

  • قسنطينة poème du printemps 2020

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. voici, Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;voici Fazil, le poème du printemps 2017 ; voici Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; voici Silentium, le poème de l’automne 2017, ; voici Héroïne, le poème… Lire

  • Je descends l’escalier du temps – Poème de l’hiver 2020

    Je descends l’escalier du temps – Poème de l’hiver 2020

    Je descends l’escalier du temps. Les secondes s’éloignent pour céder place aux siècles. Et les siècles des siècles deviennent millénaires. Je descends l’escalier du Bien. De grandes guerres demeurent, des charités s’effacent. Le visage du Bien ne lui ressemble pas. Je descends l’escalier d’amour. Ni anneaux de mariage, ni caresses dans les draps. Quelques silhouettes… Lire

  • Humus

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème de l’hiver 2018 ; après Tbilissi,… Lire

  • Adieu, Julien Gauthier, compositeur, et bonjour éternel à ta musique

    Malheureusement, je n’assisterai pas demain à l’hommage rendu au compositeur Julien Gauthier, qui était aussi l’homme qui aimait et était aimé d’une chère amie. L y sera pour nous deux. C’est pourquoi, ce soir, j’écoute sa symphonie australe. Il l’avait composée après avoir passé de longues semaines en résidence aux îles Kerguelen, à enregistrer les… Lire

  • Antigua

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème de l’hiver 2018 ; après Tbilissi,… Lire

  • Les champs de persil

    Les champs de persil

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème… Lire

  • Spectre

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ;après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le poème… Lire

  • Pluie d’étoiles

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ; après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le poème de l’automne 2017, ; après Héroïne, le… Lire

  • Portrait d’été

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ; après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le… Lire

  • Au seuil du deuil crépusculaire

    Au seuil du deuil crépusculaire

    Ce jour là, je m’en souviens. Il y avait cette lumière, ma lecture de Jan Zabrana et la chanson Kukushka de Kino (Кино). Je m’étais photographiée au téléphone, on voyait ma tête dans la glace et l’ombre de ma silhouette sur le mur.   Sur AlmaSoror : Deuil d’une illusion Lire

  • Tbilissi

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici,  après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ; après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le… Lire

  • Le sexe, la mort, l’argent

    Lorsque le sexe tient le haut du pavé et s’étale au su et au vu de tous, la mort disparaît. Elle s’efface de la pensée des enfants des hommes, qui se gardent bien de se souvenir de son existence. Et lorsque, comme une voleuse de vie, elle surgit, immédiatement on l’escamote. Il n’est pas question… Lire

  • Héroïne – Poème de l’hiver 2018

    (Ami défunt qui écrivais un poème pour chaque saison, il fallait bien que quelqu’un prenne ta suite. Il y eut le poème de l’hiver 2017. Il y eut le poème du printemps 2017. Il y eut le poème de l’été 2017. Il y eut le poème de l’automne 2017.  Voici celui de l’hiver 2018).   Petits enfants de… Lire

  • Silentium

    (Ami défunt qui écrivais un poème pour chaque saison, il fallait bien que quelqu’un prenne ta suite. Il y eut le poème de l’hiver 2017. Il y eut le poème du printemps 2017. Il y eut le poème de l’été 2017). Voici celui de l’automne, qui vient de commencer).   Silentium Je te cherche à… Lire

  • Messe des morts à quatre voix

    J’ai lu Etunwan, de Thierry Murat. Sur le radiateur auprès du lit, elle a posé Les derniers géants, de François Place. Même thème, même beauté du style littéraire et des images. (Je me souviens de l’enfance, la civilisation et le monde sauvage). Les tours aux milliers de pâles lumières scintillent dans la nuit très bleue… Lire

  • L’ennui : un très vieil armagnac

    Ne rien faire, sans se culpabiliser, sans chercher à trouver ce qu’on pourrait faire, mais ne rien faire du tout, pas la moindre occupation. Attendre sans attendre quelque chose – sans rien attendre. Goûter l’ennui comme si c’était un très vieil armagnac. Goûter le temps, sans se mesurer à lui. Le laisser nous rapetisser, le… Lire

  • Dans la chambrée

    (Tu disais des poèmes aux quatre saisons. J’ai pris ta suite. Il y eut le poème de l’hiver 2017. Il y eut le poème du printemps 2017. Voici celui de l’été 2017).    Un salve regina coule dans la chambrée. Le soleil catapulte la pierre blanche. Dans les embrasures, les pigeons bâtissent des nids de… Lire

  • Fazil – poème du printemps 2017

    Puisque désormais j’ai pris la suite d’un poète mort, puisqu’il me faut écrire un poème à chaque saison, puisque le printemps est là, voici Fazil, le poème du printemps 2017.  (Le vieux majordome, poème de l’hiver 2017, est lisible par ici.)   Fazil   C’est dans ce printemps français que je me souviens de toi,… Lire

  • Le poème de l’hiver 2017

    Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Voici celui de l’hiver 2017.   Aux grands froids de janvier, quand la foule frissonne, Un glaçon solitaire étreint le souvenir D’un frère.    J’ai prié dans l’oubli. J’ai crié dans la lumière. … Lire

  • Le dimanche, l’hiver et la mort

    Il faudra bien vivre un dernier hiver. Souffrir du froid une dernière fois. Chercher la chaleur des bougies en haut des escaliers dégradés. Regarder les silhouettes difformes des humains et des voitures longer le ravin où poussent des orties. Il faudra écrire une dernière phrase. Anodine ou profonde, anodine et profonde peut-être, tant l’essence de… Lire

  • Accepter de vivre et de mourir

    Sur son blog Slate Star Codex, Alexander Scott, médecin psychiatre à l’hôpital, aux États-Unis, évoque la mort inhospitalière à l’hôpital. Il rappelle que beaucoup de médecins sont moins jusqu’au boutistes lorsqu’ils sont eux mêmes malades que lorsqu’ils doivent soigner les autres. Un choix fait en connaissance de cause, une connaissance très professionnelle. Voici un extrait… Lire

  • un adieu banal

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] Je vous dirai adieu par un jour si banal qu’on croirait que rien ne peut se passer, rien d’autre que le défilement monotone des petits riens du quotidien. Que la lumière soit douce ou terne, ce jour là nous écouterons… Lire

  • INCIPIT C’est idiot de mourir

    INCIPIT C’est idiot de mourir

      Voici l’incipit du roman de Mario Puzo (l’auteur du Parrain) C’est idiot de mourir (en anglais, Fools die), publié en 1978 et traduit en français l’année d’après par Jean Rosenthal. « ÉCOUTE-MOI. Je vais te dire la vérité sur la vie d’un homme. Je vais te dire la vérité sur son amour pour les femmes.… Lire

  • Encore un adieu

      Affreuses visions de l’hôpital, des parkings, des aides-soignantes qui se traînent dans les couloirs glauquissimes, tragique transformation de Carmina pourvue d’une perruque blonde, maigre comme un clou, décharnée, la peau du visage et du corps jaune, allongée sur son lit, la voix un peu changée, pâteuse. Il y avait ses deux filles Gudule et… Lire