Une salle du manoir

Sleipnir

Salle « Sleipnir » importée depuis AlmaSoror

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  • Le sacrifice

    Le sacrifice

    Peu à peu la France redevient Gaule. Dans les bois que l’on croyait morts, cernés par les routes et dépeuplés de cerfs, il n’est plus rare de rencontrer une hutte celtique. Les vieilles incantations des anciens druides reviennent ; en dépit des apparences encore en place, les sorcières du moyen-âge ont vaincu la République administrative… Lire

  • L’amour, le guide et la mort

      Aimer Aimer, n’est-ce pas vivifier, faire vivre (comme on donne la vie), prendre soin, faire en sorte que l’autre puisse vivre mieux ? En ce sens, l’amour tel que le voient les romantiques peut mener au contraire de l’amour. Être atteint par l’amour comme par une flèche, ressentir des joies et douleurs violentes qui nous arrachent… Lire

  • Hypervieux

    Hypervieux

      à L.B., qui sait le sens des devises latines et comment la nuit pardonne.   Sur le parking au bout du remblai des Sables, d’où part la jetée qui mène au phare vert, cinq jeunes garçons de quatorze à dix-neuf ans, vêtus de combinaisons noires de plongeurs, se concertaient passionnément au bord d’une camionnette… Lire

  • Nécrologie de Nicolas Bourbaki (1968)

    Nécrologie de Nicolas Bourbaki (1968)

    « Les familles Cantor, Hilbert, Noether ; les familles Cartan, Chevalley, Dieudonné, Weil ; les familles Bruhat, Dixier, Godement, Samuel, Schwartz ; les familles Cartier, Grothendieck, Malgrange, Serre ; les familles Demazure, Douady, Giraud, Verdier ; les familles filtrantes à droite et les épimorphismes strictes, mesdemoiselles Adèle et Idèle ; ont la douleur de vous faire part du décès de M. Nicolas… Lire

  • Coup de tabac

    Hurlement du vent, cris terrifiés des oiseaux, claquements des portes, des volets, poubelles tombant et roulant sur les routes. Dehors, pas un chat, quelques silhouettes humaines tordues dans leur effort d’avancer dans le vent. Mini-tornades dans les couloirs, bruits étranges, grincements lointains, la ville des Sables d’Olonne gémit sous la tempête. Seule dans le petit… Lire

  • La nuit dernière

    J’ai quitté la grande ville et je m’enfonce dans le silence nocturne des petites villes de province. Mais que se passe-t-il, dans un port, la nuit, l’hiver ? Tous les soirs, je me cache dans un grand manteau noir et je sors dans la bruine. Les ruelles éclairées par les lampadaires m’indiquent le ton à… Lire

  • Extase

      En passant dans ces quartiers branchés, le boulevard de Sébastopol, Beaubourg, la rue Saint-Martin, la rue Rambuteau, nous songions aux vies des gens à la mode, qui s’écoulent dans la vitesse et le scintillement du temps et des événements, nous nous disions que déjà ceux qui hier buvaient des cafés les cheveux en bataille… Lire

  • Deuil d’une illusion

     Oui, certains d’entre nous ont été exaltés dans des trains qui filaient sur des rails. Oui, le train ressemble à la liberté (il fait moins peur que l’avion), il nous emporte, son bruit nous berce, nous rêvons par la fenêtre, peut-être que quelquefois nous allumons un ordinateur vierge et que l’écriture qui coule diffère de tout… Lire

  • Tous mes amis riaient

    Tous mes amis riaient

    [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]   Après les préparatifs : L’eau du bain coule, un étonnement s’élève dans la pièce, très celtique, après le moelleux repos que je m’étais accordé, et je ne sais plus qui je suis, ni où je vais, si je suis… Lire

  • R.I.P.

    R.I.P.

    Il n’y a aucune raison, aucune raison pour que je parte, aucune raison pour que je reste. Il y eut des soleils matinaux et des après-midi de pluie, ton regard éternel et ta silhouette qui vaquait. Désolation de savoir que nous nous sommes si peu compris. Il y eut l’attente, la terreur, les mots durs,… Lire

  • Songe d’une brume gothique

    Songe d’une brume gothique

      [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]  Ils se sont pendus dans la maison où dormaient tranquillement leurs enfants. Ils ont sauté par la fenêtre un jour d’été (au déjeuner il y avait eu une crise de fou rire, puis de la musique pendant un bon… Lire

  • Aranjuez, d’Edith de Cornulier-Lucinière

    Edith de CL est la barmaid du zinc d’AlmaSoror. Il fallait écrire avant le 7 décembre à minuit, un texte comprenant : oh mon âmele plus vieil été du mondec’était si purta mère absentecoco Aranjuez « Why play so many notes instead of just choosing the most beautiful ? »« Pourquoi faire tant de notes au lieu de… Lire

  • Le soldat inconnu

    Le soldat inconnu

    Jean Bouchenoire, notre frère égaré dans des zones mentales sans ozone, nous autorise à publier quelques extraits de son roman Baksoumat. C’était il y a vingt ans, encore ; le jour d’une fête nationale du mois de novembre 1984 ou 1985 ; un grand soleil d’hiver éclairait la colline de Montmartre. La ville était somptueuse, les… Lire

  • Extrait II du journal de Baude Fastoul de Kevin de M-L

    Extrait II du journal de Baude Fastoul de Kevin de M-L

      16 novembre 2012 Je découvre l’histoire de Lizzie van Zyl, qui me fait comprendre à quel point Anglais et Américains ont créé les horreurs dont ils accusent les autres en permanence. Faut-il plonger dans le vertige face à l’horreur des souffrances qu’on inflige aux enfants, aux animaux, aux êtres ? Ou bien fermer les… Lire

  • La grande cohorte des âmes qui attendent

    La grande cohorte des âmes qui attendent

      [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]   Ce billet est dédié à la mémoire d’une dame qui s’appelait Anne et que les enfants appelaient Mamé. Lorsqu’elle descendait les escaliers de la vieille maison glacée, les soirs d’hiver, apeurée par la tempête qui faisait claquer les… Lire

  • La voilà soeur de la Pologne et de l’Irlande

    La voilà soeur de la Pologne et de l’Irlande

    «Alors que toutes les provinces sont devenues des départements, la Vendée est le seul département qui soit devenu une province. D’un coup de reins vigoureux, elle a bousculé le cadastre officiel, brisant les limites trop étroites qu’on lui avait imposées. Elle est venue border la Loire, s’est emparée du coin des Deux-Sèvres qui lui plaisait,… Lire

  • L’âge de raison

    L’âge de raison

    Voici le poème amoureux, fraternel et protecteur que reçut, le 30 janvier de l’année 1897, une petite fille appelée Anne. L’auteur de la missive était son oncle, un homme jeune, militaire, qui était parti « dans les pays chauds ». Les étés, dans les châteaux des bords de l’Erdre et de la Loire, l’oncle et la toute… Lire

  • La jalousie

    La jalousie

    Nous avions bu beaucoup trop de rhum et tu m’interrogeais sur la jalousie professionnelle alors que le soleil tombait sur la ville de Saint-Brieuc. Depuis les larges fenêtres de ton sixième étage néo-breton, nous pouvions voir les toits et là-bas le viaduc qui surplombe le port. Le soleil se couchait sur la zone industrielle. Dans… Lire

  • Metal Girl

    Metal Girl

    AlmaSoror se résout à publier la lettre de Val Morning à L.T., presque dix ans après… « Vous, vous jugez selon la chair ; moi je ne juge personne ». Nous ne jugeons rien. Qu’elles reposent en paix. [Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent] Metal Girl (Val Morning)… Lire

  • Extrait du journal de Baude Fastoul de Kevin de M-L

    Extrait du journal de Baude Fastoul de Kevin de M-L

      11 août 2013 Je t’aime, monde. Je t’aime, vie. Mais j’ai du mal à vous supporter, la plupart du temps. Peu à peu je calmerai mon cœur, j’approfondirai la connaissance de mon corps et je laisserai mon âme les emplir d’une paix plus large que les tribulations du mental, ce drôle de capitaine qui… Lire

  • Préface d’un père aimant

    Préface d’un père aimant

      Au fronton du recueil poétique posthume du poète Prosper Jourdan (1854-1866), son père, le patron de presse saint-simonien Louis Jourdan,  a écrit une lettre d’amour à son fils décédé. C’est un extrait de cette lettre qu’AlmaSoror vous propose aujourd’hui.   «Mon fils bien-aimé, mon Prosper, mon ami, mon cher et doux poëte, tu étais… Lire

  • Ces bêtes qu’on abat : Pour conclure

     C’est une saga qu’aucun scénariste n’aurait le courage d’écrire. Les films les plus gores ne sont que des comédies Walt Disney en comparaison. Les plus courageux d’entre vous auront sans doute du mal à la suivre jusqu’au bout… C’est la saga interdite aux profanes. AlmaSoror est fière de proposer sur son site l’extraordinaire saga de… Lire

  • Pavillon sans quartier

    Pavillon sans quartier

      A six heures du soir, les bateaux rentrent au port de Ker Bleizh. Les matelots déchargent des caisses de poissons, de fruits de mer, de coquillages. La sueur coule de leurs bras musclés ; les jurons coulent de leurs bouches séchées par la mer. Les gamins de Ker Bleizh flânent le long des quais pour… Lire

  • Ces bêtes qu’on abat : Témoignages. Aurélie, Jean-Claude, Cécile

     C’est une saga qu’aucun scénariste n’aurait le courage d’écrire. Les films les plus gores ne sont que des comédies Walt Disney en comparaison. Les plus courageux d’entre vous auront sans doute du mal à la suivre jusqu’au bout… C’est la saga interdite aux profanes. AlmaSoror est fière de proposer sur son site l’extraordinaire saga de… Lire