La fugitive

IMAG5492.jpg

[Lecteur Grooveshark — service fermé en 2015, à remplacer par un lien Spotify/YouTube/Bandcamp si pertinent]

Je suis la fugitive vêtue des parures de l’ampleur des normes. Bouffantes, mes manches de quotidienneté. Précieux, les petits boutons qui m’enserrent dans la prison partagée de nos censures.

IMAG5493.jpg

L’ange s’avance et vous sentez sa présence, invisible, intangible, androgyne. Son nom ? Judicaël. Son âme ? La douleur. Son arme ? La splendeur. Son rêve ? La douceur. Son aile ? La voilure. Son île ? L’aventure. Son mal ? La biture. Son amie ?

IMAG5494.jpg

Je suis Celle qu’il aime, malgré toutes mes turpitudes. Je suis Celle qu’il accompagne. Je suis Celle qu’il sauve, de jour, de nuit et de tous temps. Il est l’ange de mes routes, l’ange de mes insomnies. Il est l’ange de mes jambes brisées, l’ange de mes crises larvées, l’ange de mes voies abandonnées.

Edith de Cornulier-Lucinière, androgynie, voiture, route, autoroute

Et dans mon naufrage il me murmure qu’il m’aime quand même, quand bien même j’ai échoué.

 

E CL

2 réponses à “La fugitive”

  1. Anonyme

    Qu’est-ce que naître ? Naît-on seulement le jour de sa naissance ? Qui est René ?

  2. Anonyme

    René est multiple, chère Katharina.
    L’homme de Suez, oui, Marc. L’Eden de Suez, dont nous avons été chassés.