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(Le mystère est entrain de naître) Lire
Journal culturel, intemporel
Une salle du manoir
Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.
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(Le mystère est entrain de naître) Lire
J’ai peur de devenir sourd à l’essence des détails, aux détails du désir. Dans le sein de la matrice, quelque chose qui grossit m’effraie. Les espaces de vie sont petits et mal meublés, l’argent est trop fluide pour pénétrer nos pores bouchées. Celle qui doit revenir fait mine de rebrousser chemin. L’Etat n’a plus mon… Lire
« Le pire ennemi de la consommation, c’est la satisfaction. Le pire ennemi de la satisfaction, c’est la comparaison ». Un inconnu qui parlait à son téléphone, rue Rochechouart, hier. Lire
Je connaissais ces jeunes garçons révoltés, panachés, libres, transgressifs, les voilà se proposant des « piqueniques entre couples avec les enfants », évinçant l’air de rien ceux de la bande qui n’ont pas souscrit au tandem obligatoire. Le couple est un instrument de domestication exemplaire. Le couple est le premier moyen que la société utilise pour attacher… Lire
Des journées pleines de vide, il m’en faut pour t’aimer, éternité. Lire
Tu disais des poèmes aux quatre saisons. Tu n’es plus. Il faut bien que quelqu’un te succède à cette valse de mots. Alors voici, après Le vieux majordome, le poème de l’hiver 2017 ; après Fazil, le poème du printemps 2017 ; après Dans la chambrée, le poème de l’été 2017 ; après Silentium, le… Lire
Lorsque le sexe tient le haut du pavé et s’étale au su et au vu de tous, la mort disparaît. Elle s’efface de la pensée des enfants des hommes, qui se gardent bien de se souvenir de son existence. Et lorsque, comme une voleuse de vie, elle surgit, immédiatement on l’escamote. Il n’est pas question… Lire
« Seul le silence est grand », aussi grand que la peur, aussi grand que la vie. Comme le silence du samedi saint, quand l’église se tait. Après le procès, la cohue, le lynchage, l’assassinat, vient enfin le silence. Je te dis cela car nous sommes le samedi 31 mars 2018 quand j’écris ces lignes et que… Lire

Photos d’Édith par Sara Ceci pour vous annoncer, réalisé par Labelwww, le nouveau site de Sara Lire
Dans un vent coulis Se brisèrent Nos antiroulis. Ainsi se poursuit le Trident dominical. Au bord de la latitude du non-sens, loin de la latitude des sens. Lire

Autres images vues dans la rue : Un monde parfait, l’intox au fil des jours Il y a quelques années, c’était en 2009, dans la triste douceur de l’automne : On peut lire aussi Les dictatures douces Lire
Introït Laisse-moi reposer dans la lumière de ce jour sans fin, comme je te laisse errer dans ta nuit incomplète.Tes deux visages ressemblent au mien, féminin et masculin.Nous aurions marché, main dans la main, aux cris des enfants et des mouettes,aux abords des écoles et sur les plages océanes. Kyrie Le maître du temps nous… Lire
Avancer dans la vie, avancer vers le bonheur et vers la mort La musique d’Evasion me donne envie de vivre et de créer. une vie heureuse, est-ce lorsque en mourant un homme se dit, j’ai accompli ce que je voulais, je pars en ayant fait, dit, donné, vécu ce que je voulais ou bien est… Lire
Tu n’avais plus peur. Tu partais dans tes rêves, grâce à une pilule. Certains de tes songes étaient bleus, d’autres de brume. Tu t’extasiais. « Je suis ton fils », tu me disais. Je te souriais. Chacun de ces matins des mois de septembre, octobre, novembre 1999 étaient des débuts de romans. Et nous disions adieu aux… Lire
Je souffre de voir tes yeux emplis de larmes, à cause d’une phrase que j’ai dite, ou écrite. J’ai faim d’agrandir ton destin, mon destin. Le soleil coule à travers les stores rouges, sa lumière chaude baigne le salon. La poésie du jour réside entre les lignes de nos propos, entre les rais de lumières.… Lire


La cour grise accueille nos premiers regards, de quelles pensées sont chargés les tiens ? Cette vie qui a lieu, cette vie réelle, ne ressemble pas à nos rêves. L’onirisme y est pourtant présent, dans les gouttes restantes de la pluie de l’aube, comme sur la cheminée qui accueille le couple de colombes, sur le toit… Lire
2017 Je m’asphyxie avec de la poudre anesthésiante. Des sons dans mon oreille ressemblent à des cloaques. Comme un dimanche 2016 Aux lupercales un centaure a fécondé les troupeaux de ratons laveurs. Extrait d’un rêve 2015 Mes paupières, oui. Paupières 2014 Comme me le fait remarquer un ennemi qui m’est sympathique, le mariage a été… Lire
Une opinion politique que l’on ose pas dire à table. Pourtant elle nous tient à cœur, plus que tout. Tu sais qu’un jour, elle pourrait devenir à la mode et alors les mêmes qui t’exclueraient aujourd’hui la reprendraient à leur compte, s’imaginant qu’ils lui sont attachés depuis toujours. Car celui qui suit le mouvement ne… Lire

Soeur, ma soeur de Béthléem, je passe souvent devant les murs qui t’enserrent, ceux que tu nommes : « ma délivrance ». Ta prison, tu l’intitules : « la liberté que j’ai choisie ». Ta monotonie, c’est, dis-tu, « une grande joie, chaque jour renouvelée ». Quelquefois je te crois. A d’autres moments, je me demande ce que valent les mots. Lire

Nous sommes déjà morts, assurément fascinés par le futur proche d’un avenir béant, ou, quelquefois, adoucis par une épaisse senteur qui reste, qui imprègne, un lourd parfum, un goût acre. Nous naissons, but de toute mort. Une nuit certaine, tout ressurgit sans nous et nous nous éveillons devant des murailles cloutées. De l’autre côté, on… Lire

Nous sommes toujours en vie, le plus souvent ennuyés par l’instant présent du quotidien écrasant, ou, quelquefois, stupéfait par une légère beauté qui passe, qui souffle, un éclat pur, un goût de joie. Nous mourons, but de toute naissance. Un jour ou l’autre, tout disparait pour nous et nous disparaissons des horizons partagés. Entretemps, on… Lire