Une salle du manoir

AlmaSoror

Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.

  • Un abécédaire

      Air, celui qu’on respire et celui qu’on sifflote. Bien-être au quotidien, au moins la plupart du temps. Calme du cœur, cœur à l’ouvrage. Dormir quand j’en ai envie. Élire ceux que je côtoie Faire la cuisine Garder les brebis de mon âme Holistique ma vision du monde Immensité des étendues naturelles et culturelles Jouer… Lire

  • « Les châteaux rêvés sont les seuls habitables »

    Comment savoir si on se ment ? Comment connaître nos rêves profonds ? Comment trouver le moyen de les accomplir ? Comment vivre sa passion, réaliser son rêve – que ce soit l’écriture ou la nature, le sport ou la musique, les animaux ou la prière… Maurice Maeterlinck écrivait que « Les châteaux rêvés sont les seuls habitables » .… Lire

  • Questions qui se posent entre deux hivers

    Questions qui se posent entre deux hivers

    Pourquoi ne pratiques-tu pas un sport extrême ? Est-ce que quelqu’un qui se possède entièrement lui-même désire encore posséder quelque chose ici-bas ? Est-ce que quelqu’un qui se connaît en profondeur désire encore obtenir la reconnaissance des autres ? Est-ce que quelqu’un qui ne craint pas la mort ni la solitude, peut encore avoir peur de… Lire

  • Un vieux poème twitté

    Mémoires de tweets lancés dans la marée cageuse twitosphère au mois de mars 2012 par @EdithdeCL   Je vous salue du fond du cœur et de ma cour de Montparnasse… Poussière et silence s’enlacent au creux de l’aube ; une machine à écrire gît sous le lit. Le café fume ses odeurs noires et douces.… Lire

  • Vision d’un instant

    Brouiller les pistes et laisser le sable, la neige, la poussière, recouvrir la trace de nos pas perdus. Avec cette élégance qui consiste à ne peser sur personne et à relever les événements par une épice d’humour, ouvrir quelques fenêtres sur des paysages neufs. Vivre, penser, mourir, ressentir, tout cela dans le désordre. Un morceau… Lire

  • Rien que pour aujourd’hui…

    Rien que pour aujourd’hui…

      Les Orteaux Photo Lau   Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre Je n’ai rien qu’aujourd’hui !… Oh ! je t’aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire Pour un jour seulement reste mon… Lire

  • Marketingue

      Tu t’es baigné dans l’océan au soleil couchant ce soir, mais tu n’as pas de compte facebook pour le partager avec tes centaines d’amis. Personne ne te regardait. Personne ne sait que tu as connu des sensations merveilleuses quand ton corps est entré dans l’eau. Si tu te pinces pour savoir que tu existes,… Lire

  • Arzel ou les sensations de la vie quotidienne

    Arzel ou les sensations de la vie quotidienne

    La narration prend toute la place dans nos vies mentales et dans la manière dont nous communiquons avec les petits enfants, et pourtant, certaines choses de l’expérience vécue ne sont pas faciles à narrer. Ce défi nous poussa (Sara et moi) à créer une petite collection pour tenter de mettre en scène, sans trop perdre… Lire

  • Amalgame salvateur

    Amalgame salvateur

    Sérénité et combat : comment les allier ? La sérénité totale face à tout événement de la vie et face à la mort EST mon combat. Nuits traversées de crises d’angoisse, aubes troubles, escalade des pentes du moral, contemplation du vide, navigation vers un cap, surveillance des phares, observation des étoiles, et, quand le capitaine du navire… Lire

  • La première porte de garage

    La première porte de garage

    C’est la première porte de garage que je photographie (avec mon téléphone). Elle se trouve dans une toute petite commune au bord de l’Atlantique, en face de l’église (construite en 1200, modifiée en 1600, restaurée au début du XXème siècle), une toute petite commune, donc, dont les anciennes maisons ont été éventrées afin de construire… Lire

  • Nos fiefs à venir

    Nos fiefs à venir

      photo Sara « Trait tout à fait remarquable de la société féodale : chacun y est pourvu d’une fonction déterminée, qu’il doit exercer en personne. Chaque état comporte un certain nombre d’obligations, avec des droits correspondants, les uns et les autres fixés par la tradition et la coutume, ce qui laisse peu de place à l’arbitraire.… Lire

  • La méditation de Baalbek

    La méditation de Baalbek

      Au milieu des années 1950, Jacques Benoist-Méchin, en voyage au Moyen-Orient, visite le temple de Baalbek, au Liban. Il y médite sur l’arbre, sur l’homme et sur la pierre, et cela forme ce fragment d’un chapitre de son ouvrage Un printemps arabe, sorti en 1959 aux éditions Albin Michel en France. photo Sara « Il… Lire

  • Les riches sont-ils tolérés dans l’église du Christ ?

    Les riches sont-ils tolérés dans l’église du Christ ?

      Parmi les voix de la littérature française deux paraissent aussi représentatives de la France qu’elle sont antagonistes, tant sur le style que sur le fond du propos, mais il est vrai que la forme n’est que la surface du fond. Étienne de La Boétie (XVIème siècle) et Bossuet (XVIIème siècle) s’opposent dans leur rapport… Lire

  • L’or des Sables

    L’or des Sables

    Photographies de Sara  – Juillet 2015 Si le silence est d’or, c’est qu’il tait les remords, adoucit les mors et anoblit les princes consort. Lire

  • Signes et augures

    Vere, tu es Deus absconditus… Sous mes yeux, des livres qui ont nourri mes songes. Heidi, Mon amie Flicka, Les secrets de la lande, et la série des Sir Jerry. Ils attendaient depuis la génération précédente sur les étagères poussiéreuses du Lapinodrome, ainsi avait-on baptisé la chambre où dormaient les enfants. Ces titres de la… Lire

  • Ci-gisent les restes du repas

    Ci-gisent les restes du repas

    N’oublie pas quels beaux moments cet art de vivre nous donna. Reste toi-même, si tu le peux. Un ami perdu disait qu’il faut écouter souvent le stabat mater de Charpentier, car nul ne sait pour lui-même quand la mort viendra. Elle surviendra, la sœur noire de la vie, son baiser sera le dernier. En attendant,… Lire

  • Symbolon

    Symbolon

    Aucun symbole ne résout l’immense désolation de l’être détaché de ses semblables, et qui contemple l’immensité d’un paysage inaccessible. Le martyre visible de la bête attachée laisse indifférents des marées d’hommes. Mais celui qui a déjà coupé quelques fils, perdu quelques liens contemple dans la cage une image agrandie de son destin. Et malgré toutes… Lire

  • Extra-terrestre

    Extra-terrestre

      I   Inutile de me reprocher des choses passées, car elles sont passées, elles sont faites. L’accompli ne peut être effacé. Sans arrogance ni culpabilité, je laisse donc les morts enterrer leurs morts et je me consacre à mon action présente. Lorsque mon cœur sera complètement pur, elle ne pourra pas ne pas répondre… Lire

  • Tentative de web-désintoxication

    Tentative de web-désintoxication

    L’urgent et le distrayant mangent les parcelles de cette vie qui passent, aussi sûrement que le béton des lotissements colonise année après année les terres agricoles de la France. Un répit, une instance, un quête ? Par ici. Plus près. Renoncer à son overdose, pour partir se promener, le matin, puis l’après-midi, sans téléphone au fond… Lire

  • La destruction invisible

    Notre corps s’abîme, nourri de l’horreur faite aux bêtes. Du même coup, de manière insidieuse, notre mental est habité et détruit par cette douleur intense, insensée, dont il se repaît sans y penser. Lire

  • Le dériveur de la mer vitale

    Le dériveur de la mer vitale

    Sur la plage, le soir, on retrouve souvent cet homme toujours seul, dont je sais, par les compérages du gars qui tient le bar du Temps, qu’il fut un ancien compositeur de « musique contemporaine » et qu’il planta sa brillante carrière sur le champ après un soir de beuverie au cours duquel il essaya la guitare… Lire

  • Entre parenthèses quand l’institution s’écroule

      Le zero et l’infini, lisait-il, enfermé dans les toilettes depuis trois jours avec des packs de bière blonde, brune et rousse, tandis qu’au-dehors le soleil plein de poussière balayait la rue, la plage, la mer. Les voitures ne démarraient plus, les parkings commençaient à ressembler à des campements. Nous redevenions gitans plus ou moins… Lire

  • Déclaration

      Je t’aime, le monde entier. Pardonne-moi mes faiblesses. Je te pardonne ta dureté apparente.   Lire