La conscience de Victor Hugo sur la plage des Sables
Merci à Lau qui improvisa ce film ce matin et à monsieur P…….y, instituteur de CM2 à l’école publique de la rue Littré, de nous avoir fait apprendre ce poème par cœur. Lire
Journal culturel, intemporel
Une salle du manoir
Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.
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Merci à Lau qui improvisa ce film ce matin et à monsieur P…….y, instituteur de CM2 à l’école publique de la rue Littré, de nous avoir fait apprendre ce poème par cœur. Lire
Ces deux dames du bus, leurs conversations, leurs métiers d’infirmières et d’enseignantes-infirmières, leurs jugements pleins de bienveillance et de moralisme sur leurs étudiants. Leurs conjoints bricoleurs, leurs enfants, leurs maisons, leurs jardins, leurs terrasses, les hérissons qui picorent les restes qu’elles y ont laissés, les chats qu’elles traitent bien, leurs voitures, leurs vélos, leurs familles… Lire
La ville est noyée dans la brume invisible. Ce soir-là, chacun d’entre nous écrivait le secret de son cœur sur de petits billets que nous récoltâmes dans un panier cousu. Si j’ouvre le panier, je peux déplier les papiers et lire : « J’aimerais que…« « Que ma vraie jeunesse soit devant moi. Rire et admirer la… Lire
Deuxième atelier avec Patrick Goujon, le 11 mai, dans le cadre de sa belle résidence : deuxième aventure incertaine, transformation intérieure subtile. Nous, auteurs, devions écrire à partir d’éléments biographiques d’un lycéen du micro-lycée de Sénart. Mélanie des Vosges 1 Le dimanche, elle se levait avec l’aube et marchait vers les hauteurs de… Lire

Photo Lau Quid dulcius quam habere quicum omnia audeas sic loqui ut tecum ? Qui esset tantus fructus in prosperis rebus, nisi haberes, qui illis aeque ac tu ipse gauderet ? Cicero (Quoi de plus doux que d’avoir quelqu’un avec qui l’on ose s’entretenir de tout comme avec soi-même ? Quand la fortune nous… Lire
Toi : évanescente, Sous la lampe À l’huile de menthe, Moi : comme une estampe Incisée Au scalpel de vamp, (Explications par-ci, échos par-là) Lire

Fragments, glissements, gisements. Matériaux mathématiques. Élévation en bleueur. Question sans ponctuation. Carcération en lueur. Froide évanescence, longiligne, scintillante. Détournement d’un visage, création d’une ombre. Imbrication d’un toit en brique. Langue architecturale. Instance entre deux moments. Lait du ciel. Transparence. Subtile émanation. Lire
C’est aujourd’hui, premier mai 2016, que j’entame l’écriture de Dimanche. Dimanche est une suite de tridents écrits chaque dimanche durant trois années. Je crois qu’il y a 52 ou 53 dimanches par an, ce qui fera environ 160 tridents. Un trident est une forme poétique, inventée par Jacques Roubaud, composée de trois vers ainsi faits… Lire

Devant ses yeux brouillés défilaient des images mouillées : les toits de Paris et les yeux de Soror, le sourire de Venexiane, les longues scènes du filme Sables dans la brume, qui voient Ettore et l’Indien Maxence Coblarol se battre jusqu’au sang dans le ring de boxe dépeuplé, les vieilles mains de Chantal Dieubarre autour des… Lire

Photo Sara Confiteor Deo omnipotenti, beatæ Mariæ semper Virgini, beato Michæli Archangelo, beato Ioanni Baptistæ, sanctis Apostolis Petro et Paulo, omnibus Sanctis, et tibi, pater, quia peccavi nimis cogitatione, verbo et opere: mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem, beatum Michælem Archangelum, beatum Ioannem Baptistam, sanctos Apostolos Petrum… Lire

Ta lettre est arrivée cet après-midi, salie par son long voyage. Elle disait tes efforts en Argentine et ton désir de retour. Je savais bien que tu partais sans penser à demain, je ne comprenais pas que tu puisses m’oublier aussi bien. Encore quelques années, deux, trois peut-être, et puis tu reprendras l’avion définitif du… Lire

Rien ne se déroule comme dans un rêve. Ni la famille ni l’amour, ni le métier. Sauve-nous, Reine du ciel, des amertumes trop salées. Rien n’apporte ce que l’on croyait. Ni les prières ni les livres, ni la campagne fumante à la fin de l’hiver, ni le soleil sur les cafés de la ville. Sauve-nous,… Lire
Le 13 avril, à la Société des Gens de Lettres, j’ai participé à un atelier d’écriture animé par Patrick Goujon. Cet atelier s’est déroulé dans le cadre de la résidence de cet écrivain en Région Île de France. Ce fut l’occasion de bénéficier de la maestria de Patrick Goujon, qui parvient à maintenir des équilibres… Lire
On entre dans la drogue pour fuir la vie ordinaire, on cherche à en sortir pour retrouver la vie ordinaire : deux actes contraires, nés du même désir de liberté, de plaisir – désir de vivre. Le voyage est une fuite et un accomplissement. Le retour au pays natal : un échec et une guérison.… Lire
Tu sais la cruauté de ta disparition, tu regrettes que des vies en soient brisées, mais cela n’entrave pas ta décision. Tu es parti, tu ne reviendras jamais. Personne ne t’appellera plus par ce prénom, ce nom qui décrivaient quelqu’un que tu n’avais jamais aimé. Quand tu marches dans la rue, tu te sens… Lire

Au milieu de la nuit, dans un demi-sommeil, je me dresse sur mon séant, l’oreille aux aguets. Charrié par la pluie, j’entends l’écho de cloches qui sonnent. Voilà que la voix de Dieu parle à nouveau aux êtres humains après trois jours d’un silence de plomb. Les cloches des Sables retentissent et célèbrent Celui… Lire
Je n’aime pas les chambres. Je préfère les salons. Les chambres ont des placards tristes et des chaussures qui traînent, l’intimité y est blanche comme un long dimanche du mois de l’ennui. Les grands lits ressemblent à des pas de portes bien tenus, à des moquettes propres, à des pelouses tondues, tandis qu’au fond des salons,… Lire

Phot Sara Pas d’incartade, chers amis, pas d’incartade La cellule du couvent s’ouvre sur les palais marins de la Barbade Personne n’a peur vingt-cinq jours après la chandeleur Aux lupercales un centaure a fécondé les troupeaux de ratons laveurs. Je reste au pieux, je reste à l’abri des cieux J’attends le jour où le… Lire
1 Or, pour résister aux enfumages, il faut que le cerveau du récepteur soit inaliénable. Nos productions d’écriture et de paroles ont pour vocation de le rendre digne et libre : c’est-à-dire de lui donner le sens de sa grandeur, de structurer son intelligence pour qu’elle discerne entre le vrai et le faux. Ce que nous… Lire
Notre société est organisée savamment en vue de te faire sentir que tu as raté (sur le plus grand nombre de domaines possibles : familial, diplôme, catégorie socio-professionnelle ; finances). Tu as raté pour deux raisons paradoxales. D’un côté, tu as « raté » parce que tu ne te distingues pas : rien ne te distingue de la masse… Lire

L’enfant de l’hôpital Necker ou le militant sous surveillance, l’amant délaissé ou le frère plongé dans le silence, l’ami de la beauté qui pleure au milieu des lotissements, l’animal attaché qu’on ne regarde pas, le rêveur qui n’ouvre pas la lettre de la banque, l’ami qu’on ne rappelle pas ; Au fond du miroir, les… Lire

Puisque c’est la trêve des confiseurs, je partage mes dernières lectures : le premier tome de L’identité de la France, de Fernand Braudel, paru dans les années 1980. J’en retiens cette idée que le massif central est le point d’équilibre d’une France complètement diverse, et participe ainsi à son unité, d’autant qu’il en est sorti une… Lire
« Quiconque aspire à la prière véritable et se met en colère ou garde de la rancune fait preuve de démence. II est semblable à un homme qui voudrait avoir la vue perçante et qui s’arracherait les yeux ». … « Avec les séculiers les démons luttent en utilisant surtout les choses extérieures. Mais avec les moines, c’est… Lire

Je m’en vais dans la musique qui m’emporte ce soir, je m’en vais dans l’Armagnac et dans une autre histoire. Tycho ton hurlement quand nous avions vu les loups derrière le bosquet d’arbres à l’orée de Rämen, c’est tout ce qui me reste de ta voix. Tu dors aujourd’hui sous la neige, sous une croix… Lire
langage siffle Aas par sibilinguae Lire