
Malo Quirvane : submersion littéraire
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Journal culturel, intemporel
Une salle du manoir
Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.
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« Existe-t-il quelque part dans les lieux du pouvoir une chambre où quelqu’un se pose et se tait ? Est-il possible qu’un gouvernant se retire, ne serait-ce que quelques minutes, du trading émotionnel qui fait vivre les médias ? Qu’il se mette en … Lire

Le glacial mouvement des nuages accompagne le souffle chaud du songe. Le souffle chaud du songe accompagne le mouvement glacial des nuages. Et un fandango de Scarlatti, sous les mains d’une dame triste, et ces garçons qui regrettent d’être nés … Lire

732 : Bataille de Poitiers 7 octobre 1571 : Bataille de Lépante 2021 : Lire

Derrière l’église de Port-Saint-Rêve des morts, dans la maison de la vieille femme, l’adolescent humait ses rêves en avalant des séries audiovisuelles. Santa-Venexiana avait été partiellement détruite par les prêtres neufs qui souhaitaient que le surréalisme remplace la religion catholique … Lire

Qu’est-ce que l’Europe ? L’Europe est ce jardin que des troupes débraillées ont saccagé, parce que les gardiens ont eu honte d’eux-mêmes. L’Europe est ce jardin au mitan duquel ce million d’enfants masqués s’éveillera demain, million de visages uniques, de destins … Lire

La déprime qui me prend toujours après les avoir vus… Cette fidélité au néant, en quelque sorte, cette acceptation que la vie passe sans que grand-chose ne s’accomplisse… Et surtout, cette éternelle litanie de leur mode de vie qui ne … Lire
Ce temps qui passe, imperceptible, ce temps passé, indescriptible. Ce temps à venir, compté, incertain. Et les ans qui s’accumulent sur le journal de Baude Fastoul, la naissance du hallux valgus, de quelques cheveux blancs, la ride du lion qui … Lire
Nous sommes sortis le 11 mai du confinement, mais nous ne sommes pas sortis de l’étrange. Nos cerveaux confus s’affolent face à la toute puissance des politiques et à notre propre impuissance. Nous n’avons plus grand chose qui tienne debout … Lire

De temps en temps, Emmanuelle Favier s’installe sur son fauteuil Pomaré et décline les invites du téléphone. Il est midi éternellement, l’osier craquelle sous le poids des rêves, Emmanuelle fume une pensive litanie. Entre ses doigts la cigarette devient cendres, … Lire

Toutes les slacklines nous appellent. Elles dansent entre les arbres, désirant nos pieds nus. Le 13 août 2013, ton petit sourire et tes mains, en ravissement, décrivaient les pigeons haut-volant et culbutant, alors que nous déjeunions sur la place Edgar … Lire
Sarajevo ? Oui. Mes idéaux. Mes choix. Sarajevo, une autre fois ? Oui. Des souvenirs d’une guerre, comme toutes guerres, décidée dans des salons d’un pays étranger. Sarajevo, encore une fois. Des ponts détruits, un amour mort, des enfances comme … Lire

La parole, le sexe et la mort sont trois grandes zones de liberté et de censure. Quand le sexe est licite, la mort devient obscène. Quand la mort est assumée, le sexe devient illicite. Le Verbe s’est fait chair et … Lire

C’était une passacaille de Haëndel sous tes doigts. C’était un bébé goéland qui criait sur le toit. C’était un monsieur qui mourait près de nous, doucement. C’était un confit qui cuisait dans la cuisine, lentement. C’était un après-midi qui n’en … Lire
« L’année 1952 est en outre celle des fameuses 4’33’’. Inspirée par les toiles blanches de Rauschenberg, 4’33’’ de silence pour n’importe quel(s) instrument(s) est l’œuvre que John Cage jugera la plus décisive, la plus radicale de toutes celles qu’il a … Lire
La beauté des masques qui effacent les visages dissimule les scories des émotions anciennes. Lire

Remixez-moi, que je souris comme une étudiante à lunettes aux longs cheveux sur les épaules au chandail trop long au regard encore chaud de l’enfance qui s’enfuit. Remixez-moi au tempo d’une transe longue et trépidante, mais immobile, au milieu du … Lire

Les maîtres savent ce que le peuple ignore, mais le peuple voit ce que les maîtres ne voient pas. Lire

Écrits avec les pieds, des pieds privés de marcher, ces Étranges jours d’Europe s’achèvent à cet instant. Ils m’ont permis de chevaucher l’étrange sans succomber à la déréliction. Que faut-il oublier au seuil de l’été qui vient ? Que faut-il … Lire
Pas dormi. Je soupçonne désormais… Très fort soupçon. Les tisanes ! Les tisanes bues le soir. Coupables ? Ces nuits blanches indues leur sont-elles dues ? Sous leurs airs de plantes des pantoufles, des couvertures et des lampes qu’on éteint peu à peu, … Lire