Sara invitée par Elodie Bouygues à Besançon
Ma chère collaboratrice Sara conversait avec Elodie Bouygues à l’université de Besançon, le 9 juin 2017. Lire
Journal culturel, intemporel
Une salle du manoir
Le manoir AlmaSoror — articles, fragments et chroniques d’Edith de Cornulier-Lucinière depuis 2008.
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Ma chère collaboratrice Sara conversait avec Elodie Bouygues à l’université de Besançon, le 9 juin 2017. Lire
Que signifie la vie pour toi ? Je ne sais pas bien ce que la vie signifie pour moi, hormis ces faits simples : je suis née, j’existe et il faut que je vive, un jour il faudra mourir. Si la vie ne signifie rien, peux-tu lui donner un sens ? Encore une question difficile, floue. Un… Lire
Sacrifice ! Ton Sacrifice, seigneur, comme tous les sacrifices, ne fut qu’un préjudice accepté. Celui, sans doute, de n’être pas le fils de ton père. Ou un autre fait, un détail douloureux que les évangiles ne nous ont pas transmis. Marécage ! Taper, cogner sur quelque chose, en s’interrogeant sur l’étymologie du « marécage », taper sur quelque chose… Lire

C’est dans la douleur dominicale, isolée dans un square du boulevard Richard Lenoir, que j’ai découvert ce poème-miroir. Ecrit au XIXème siècle par Georges Rodenbach, il m’a transmis l’écho de mon propre vide, de ma déréliction de femme du XXIème siècle horrifiée par son propre fantôme, qui peut-être n’était que mon corps. Dimanche : un… Lire
On comprend que des gens écrasés sous le joug du colonisateur n’aient pas apprécié de devoir réciter à l’école : « nos ancêtres les Gaulois » lorsque leurs ancêtres étaient peuls ou mandingues. Mais au moins n’était-ce pas servile de leur part : ils n’avaient pas beaucoup de choix pour tenter d’améliorer leur condition. En apparence maîtres chez… Lire
Chants orthodoxes russes ? Oui. Pain d’épices ? Non. Si, avec du thé. Paroles latines de psaumes juifs ? Oui et non. Voix de basse ? Certainement, toujours, dans ce palais à demi-détruit. Existe-t-il une beauté de notre temps ? Non et oui. Quelle heure est-il ? Oublie l’heure, nous vivons au rythme des saisons.… Lire
Mon hiver intérieur, voilà que ton solstice nous glace et nous illumine. Dans mon âme transie le désir d’amour se répand comme un liquide sacré. Qu’il reste confiné en moi et ce venin m’arrachera perfidement la vie. Qu’il se tourne vers les êtres connus et inconnus et ce feu réchauffera une étendue du monde. Surcharge… Lire
La musique du requiem for a friend de Zbignew Preisner embellit la soirée. Contrairement à tant de maisons où les lumières très intensives ne laissent pas de zones d’ombre, ici, nous n’avons que trois petites lampes allumées, avec des abats-jours beige, rouge et vert, qui diffusent des halos de lumière tendre et laissent des pans… Lire
J’en parle à Anne-Elisabeth par mail. Je lui écris : « Je repense à la famille de Margelain-Bouvent, à Rupt sur Othain… à ce rêve illusoire, dont je voudrais me rapprocher sans en sentir les entailles meurtrières ». Elle répond : « Quel est le rêve Margelain-Bouvent et que sont les entailles meurtrières ? » Je m’explique alors : « le rêve ?… Lire
Nostalgie de ce que l’on va perdre… mélancolie qui flotte au fond d’une petite joie. Amour de toi, amour du monde, malgré parfois le manque de foi. La mort me fait à moitié peur ce soir, d’autres soirs, elle me terrifie. Je prie l’angélus, trois fois par jour, mais je suis seule : les cloches… Lire

Je sais que tu ne dors pas. Je fais semblant d’y croire. De croire à ton long souffle, de croire à ton silence. Je sais que tu ne m’aimes pas. Je fais semblant d’y croire. De croire à l’avenir, de croire à ta présence. Je sais que tu ne pleures pas. Je fais semblant… Lire
Dans le jardin, entre l’épicéa et le chêne, les deux chiens, Tolstoï et Yourcenar, paressent sur la marche de pierre. Il n’y a pas de bruit dans la ruelle, ruelle ouverte par trouées sur la vallée. Des oiseaux de proie de temps en temps traversent le ciel. Un engoulevent se tait. Le temps coule lentement.… Lire

Le trident dominical se poursuit tant bien que mal, vaille que vaille, et son sens s’éloigne de nos sens pour mieux les ébaudir – ou les énerver. Il se lit en entier par là-bas, voici toutefois les plus récentes strophes : Soudain ravagée, Ma mémoire De corps outragé, Opulente moire Au fond d’une Mystérieuse… Lire
I C’était en Ariège, dans la patrie maternelle d’Hugues, lors d’une semaine de sessions musicales, entrecoupées de balades sauvages à travers les montagnes et les cours d’eaux qui tortillent le long des escarpements.Le massif de Tabe à l’aurore : découverte du silence pour cette jeunesse urbaine. Les visages s’étaient fait graves, absents aux soucis du monde,… Lire
La nuit, tu t’exerces à disparaître de l’Internet, à fuir les espions informatiques qui te traquent. Ensuite, tu écoutes la musique de Paris-Texas en sirotant un punch, tu respires les effluves du cannabis que tu as planté par principe dans ton petit jardin, mais que tu ne fumes jamais (par principe). Et puis tu dors,… Lire
Écriture à quatre mains d’un ouvrage semi-biographique, semi-apologétique : voix d’une mère, plume d’une fille. Fabrication, dans le ventre d’une jeune femme à la hanche tatouée, d’un neveu dont j’espère l’amitié. Célébration (avec des coupelles en cristal, des verres rouges, un plat mystérieux) de la rencontre, un douze avril 2013, entre une louve et un oiseau,… Lire

Qui es-tu, Kévin ? Je marche à côté de toi. Tu es beau soudain quand tu parles de toi. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années, nous avions échangé quelques phrases, banales, dans un café, après l’exposition des photographies de Josef Sudek. Tu étais un ami d’amis d’amis et ta manière de regarder… Lire
Esmerine ta musique coule dans la maison au bord de la route et accompagne mes aspirations en déroute. Sainte Thérèse d’Avila, deux ou trois phrases de toi lancinent mon cœur, oscillation de ton océan spirituel inaccessible. Louis XVII, tu ressembles aux enfants d’aujourd’hui qu’on suicide et qu’on bat dans le silence feutré des appartements.… Lire
Et dans ta boite mail au premier janvier tu reçois, de tes cousins et cousines, des lettres de vœux qui se ressemblent toutes. Par exemple, celle-ci, puisée au hasard dans la récolte des vœux et que tu m’as transmise tout à l’heure : « Chère Famille, chers amis, Eric se joint à moi pour vous souhaiter… Lire
Les données biométriques de chaque Français vont être réunis en un seul Grand Fichier. En dépit des critiques, venant même d’institutions étatiques, nous voilà pris dans les mailles du filet. C’est un grand jour que celui d’hier, un jour triste, et tout le monde s’en fiche, car la vie médiatique occulte ce qui a vraiment… Lire
Puisque désormais j’ai pris la suite d’un poète mort, puisqu’il me faut écrire un poème à chaque saison, puisque le printemps est là, voici Fazil, le poème du printemps 2017. (Le vieux majordome, poème de l’hiver 2017, est lisible par ici.) Fazil C’est dans ce printemps français que je me souviens de toi,… Lire

Mon angoisse, qui es-tu ? Je suis ton enfant interdit. Pourquoi es-tu venue me tourmenter hier soir, alors que je rentrais par la rue de Charenton ? Parce que tu ne pensais à rien et j’ai voulu que tu penses à quelque chose. Est-ce toi qui tiens les fils de mon destin ? Tu n’as… Lire

Sans raison apparente ni explication aucune, tu nous a plongés dans un cauchemar, de temps en temps nous faisons semblant de l’oublier pour pouvoir vivre, un jour peut-être, nous sortirons de ce tunnel noir pour accéder, nous tous ensemble, à la lumière ? à lire encore sur AlmaSoror : Le poème ou l’image qui viendra Dolores,… Lire
C’est ainsi que je fis braiser dans de l’huile d’olive, un bulbe de fenouil. Lentement. Plus tard (ma cuisinière étant petite, ma poêle unique), j’ai fait confire dans du beurre, du curcuma et du paprika, deux carottes et une orange (coupée en lamelle, avec la peau). J’ai déposé l’ensemble dans un plat que j’ai enfourné… Lire